Consommation

Magerotte s'étend à Rochefort avec une nouvelle boucherie à la ferme et un atelier de découpe

publié le:27/06/2024 16:48:00 - mis à jour: 28/06/2024 14:37:24

Magerotte s'étend à Rochefort avec une nouvelle boucherie à la ferme et un atelier de découpe
Magerotte s'étend à Rochefort avec une nouvelle boucherie à la ferme et un atelier de découpe
Magerotte s'étend à Rochefort avec une nouvelle boucherie à la ferme et un atelier de découpe
Magerotte s'étend à Rochefort avec une nouvelle boucherie à la ferme et un atelier de découpe
Magerotte s'étend à Rochefort avec une nouvelle boucherie à la ferme et un atelier de découpe
Magerotte s'étend à Rochefort avec une nouvelle boucherie à la ferme et un atelier de découpe
Magerotte s'étend à Rochefort avec une nouvelle boucherie à la ferme et un atelier de découpe
Magerotte s'étend à Rochefort avec une nouvelle boucherie à la ferme et un atelier de découpe

De la fourche à la fourchette, il n'y a qu'un pas. À Rochefort, un boucher et un éleveur de porcs se sont associés ensemble pour proposer des produits locaux aux clients.

Sur les hauteurs de Rochefort, en direction de Saint-Hubert. Depuis deux ans, on élève ici des porcs en plein air, avec l'idée de créer à terme, à côté de l'élevage, une boucherie et un atelier de découpe et de transformation. C'est désormais chose faite. Arthur Lhoist, propriétaire de cet élevage et de la Ferme des Rabanisses toute proche, s'est associé à André Magerotte, boucher à Nassogne.

J'ai contacté André un petit peu au culot et on s'est rencontrés. De fil en aiguille, on s'est bien entendu. On est devenus amis et puis partenaires. André a travaillé main dans la main avec notre projet en découpant, avec ses équipes nos bêtes, ici de Rabanisses de 2020 à 2022. Et c'est en juin 2022 qu'on a su se mettre d'accord pour la reprise de sa boucherie à Nassogne et puis s'en est suivi le développement du projet sur les hauteurs de Rochefort.

Arthur Lhoist souhaite signer ce projet du qualificatif de durabilité. Durabilité d'un modèle économique et environnemental qui respecte la qualité de la relation humaine, le cycle naturel et le bien-être animal. On est ici dans le vrai circuit-court. Les porcs élevés à côté de la boucherie sont des porcs rustiques labellisés porcs des Prairies d'Ardenne, explique Jean-Charles de Marneffe, éleveur de porcs. 

C'est du Duroc croisé avec des Landrace. Les mères sont à moitié Landrace. L'accent est mis sur le bien-être animal parce qu'ils ont beaucoup d'espace. Ils sont vraiment à l'aise. Ils ont le confort de pouvoir fouiller, de retourner la terre et ça, c'est essentiel. C'est ça qui pour moi fait aussi que le porc est d'une qualité supérieure, tout simplement.

C'est Sébastien Lenoir qui va gérer cette nouvelle boucherie, en plus de celle de Nassogne.

Le but ici, c'est vraiment de proposer à nos clients d'abord une viande d'exception qui a un impact écologique limité. Nos porcs sont élevés juste à côté de la boucherie. Nos bovins un petit peu plus loin, à un kilomètre d'ici. Donc c'est vraiment une raison d'exister que cette durabilité et ce souci de la fourche à la fourchette finalement pour le client.

Un poulailler ou un abattoir ? 

Des développements supplémentaires sont déjà en cours avec les œufs du poulailler mobile d'à côté.

Peut-être un élevage de volailles de chair intéressante gustativement, peut être un abattoir. On ne sait pas. Il y a plein de projets. 

Pour André Magerotte, cette boucherie à la ferme est une nouvelle étape de son parcours. Il assure la chaîne complète de production et de commercialisation. Les valeurs défendues à Rochefort devraient être identiques à celles de la boucherie de Nassogne qui, bien sûr, ne va pas disparaître.

La majorité s'articule autour de trois piliers que j'estime essentiels, c'est-à-dire le souci du détail, la rigueur et l'allure. À partir du moment où on maîtrise ces trois éléments-là, on sait se démarquer grandement de ce qui se fait en général dans ce métier.

Les bouchers de la région pourraient prendre ombrage de ce nouveau venu à Rochefort. La concurrence est rude, ce qui est plutôt positif pour le consommateur. Ici, on parle plutôt de complémentarité et on assure être sur un autre créneau et un autre modèle.

Isabelle Martiat Journaliste
isabelle.martiat@matele.be

 

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