À Vresse-sur-Semois, le RAVeL prend enfin forme. Après 30 ans de discussions, la commune voit se concrétiser son projet de voie lente : 14 kilomètres aménagés entre la frontière française et Alle-sur-Semois.
Se promener à pied ou à vélo le long de la Semois, au cœur d'une nature préservée, c'est désormais possible à Vresse-sur-Semois. Après trois décennies de discussions, le projet de voie cyclo-piétonne (RAVeL) est enfin sur les rails, du moins en grande partie. De quoi réjouir le bourgmestre Arnaud Allard, qui y voit un axe structurant pour la commune.
L'idée étant d'avoir vraiment cette colonne vertébrale, cette voie verte sur notre commune qui est quand même une des portes d'entrée du territoire du Parc national de la Vallée de la Semois.
Au total, 14 kilomètres de RAVeL relient désormais les villages de Bohan et Alle-sur-Semois. Huit tronçons ont été aménagés ces dernières années, dans un environnement bucolique. Le dernier en date, entre Vresse et Chairière, est en train d'être finalisé. Au-delà du cadre enchanteur, ce RAVeL vise aussi un public plus large que celui des randonneurs aguerris. La commune compte déjà 386 kilomètres de sentiers, mais peu adaptés aux personnes à mobilité réduite ou aux familles.
On a une pléthore de promenades, de choses très naturelles à voir, mais ce qui nous manquait, c'était vraiment une partie plus accessible aux personnes âgées, aux personnes à mobilité réduite, aux familles. Beaucoup de personnes ne sont pas de grands sportifs aguerris qui vont s'aventurer dans nos forêts, mais qui préfèrent un sol stabilisé pour une balade dominicale.
Un projet touristique freiné par la Région wallonne
Ce nouvel aménagement est aussi un atout touristique majeur pour une commune qui attire chaque année de nombreux visiteurs. Pauline Hauptmann, directrice du centre touristique et culturel de Vresse-sur-Semois, se réjouit de voir le RAVeL se développer ici.
Le RAVeL est quelque chose qui existe partout dans le pays. Donc beaucoup de touristes, de visiteurs sont intéressés. Avoir ici l'opportunité que le RAVeL suive la Semois, c'est une excellente nouvelle.
Mais tout n'est pas encore parfait : un tronçon de 3,2 km entre Vresse et Membre, qui dépend de la Région wallonne, n'a toujours pas été réalisé. Résultat : le parcours est coupé en deux, obligeant les usagers à emprunter une route peu adaptée, ce que déplore le bourgmestre.
C'est une voie qui est stabilisée mais qui n'est vraiment pas pratique, avec des voitures qui roulent assez vite. L'idée, c'est de mettre une glissière de sécurité, d'élargir cette voie pour permettre à nouveau aux usagers faibles de relier ces villages de manière tout à fait sécurisée.
Actuellement, ce tronçon est classé en priorité 1B par le Service public de Wallonie, ce qui signifie un délai de réalisation entre un et cinq ans. La commune espère un reclassement en priorité 1A, qui permettrait de lancer les travaux dans l'année.