Environnement

Vresse-sur-Semois : un boîtier pour mesurer la qualité de l'air

publié le:30/09/2024 17:24:00 - mis à jour: 02/10/2024 14:18:34

Le boitier est attaché à un poteau proche de l'administration communale.

Pour analyser la qualité de l'air, un boîtier a été installé à Vresse-sur-Semois. Grâce à ce dispositif, la commune pourra mettre en place des mesures pour diminuer la pollution.

Un drôle de boîtier a fait son apparition près de la maison communale de Vresse-sur-Semois. Cette petite station installée depuis plusieurs mois, permet de connaître la qualité de l'air respirée par les habitants, explique Marie David, coordinatrice POLLEC de la commune de Vresse. 

Ce petit boîtier, il est surtout à titre informatif. La qualité de l'air peut varier notamment sur des phénomènes d'îlot de chaleur. C'est-à-dire la concentration de chaleur à un endroit donné. Ici, à Vresse, je pense qu'on est assez sensible à cela car nous sommes une commune assez touristique. 

Ce dispositif a été conçu à Liège dans le cadre d'une étude de l'institut scientifque de service public (ISSeP) et permet d'analyser plusieurs données, dévoile Fabian Lenartz, chercheur Pôle Airà l'ISSeP. 

Cette carte électronique a trois composants principaux pour la mesure des polluants gazeux : le monoxyde d'azote, le dioxyde d'azote et l'ozone. Il y a aussi un capteur pour les particules fines. On a aussi un capteur annexe qui calcule l'humidité relative, la température et la pression atmosphérique. Et enfin un module de communication pour rapatrier les informations en temps réel. 

Diminuer la pollution et réduire le nombre de décès 

Une mesure est relevée toutes les minutes puis envoyée toutes les 30 minutes à l'institut. Il est possible de consulter ces données en temps réel sur le site wallonair.be ou sur le site de la commune. Objectif : avoir une vue d'ensemble de la qualité de l'air sur le territoire wallon, poursuite Fabian Lenartz. 

Cela sert à mieux connaître la pollution atmosphérique, de façon plus fine, car il y a parfois des phénomènes très locaux qui polluent et dont on n'est pas au courant. Cela permettra dans un second temps de réaliser des mesures pour diminuer cette pollution qui est la première cause environnementale de mortalité prématurée en Belgique avec près de 7000 personnes qui meurent prématurément à cause des particules fines. 

À l'origine, ces capteurs étaient installés dans les anciens bassins industriels de Liège et de Charleroi. Depuis, l'étude a pris de l'ampleur. 30 stations sont dispersées partout en Wallonie. Celle de Vresse devrait rester une année complète. Pour les communes qui le souhaitent, il est toujours possible de rejoindre le programme. Une station d'analyse de l'air devrait bientôt être installée dans la commune d'Anhée.  

Perrine Borlée, Journaliste
Perrine.borlee@matele.be

 
 
 

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