Challenge (4)
Zéro déchet: vis ma vie de foodie pantagruélique
publié le:02/05/2019 13:47:00 - mis à jour: 03/05/2019 16:18:15
Dans ce chapitre, l'auteur s'aperçoit 1. qu'il bâfre comme un porc, 2. qu'il piétine dans ses efforts. Aidez-le, encouragez-le!
Cela fait un mois que je me suis lancé dans le zéro déchet, l'heure d'un premier bilan a sonné (spoiler alert: je n'ai pas beaucoup progressé).
Au rang des actions les plus significatives:
- je me lave au gros savon de Marseille (même les cheveux),
- je frémis à chaque produit emballé qui passe à la caisse enregistreuse du supermarché (donc je suis un peu éco-sensibilisé quand même),
- j'espère que personne ne me reconnaît quand j'achète une bouteille d'eau à la station-service,
- et surtout, j'ai découvert avec Valérie Van Heer les vertus du bee-wrap, et elle m'en a même offert un:
- j'ai découvert de chouettes communautés en ligne, très disponibles quand j'ai besoin de conseils, comme Ciney Zéro Déchet ou Zéro déchet/Bio à Liège,
- j'ai fait rire quelques personnes avec mes aventures sous la douche,
- j'utilise beaucoup plus les tupperware et quasi plus l'alu et le film alimentaire.
Par contre, j'ai encore beaucoup de progrès à faire:
- j'achète toujours principalement en supermarché,
- j'ai reçu des oeufs en chocolat pour Pâques, disposée sur une assiette en céramique jolie le tout emballé sous cellophane, je n'ai pas dit non, j'ai mangé les oeufs et jeté tous les emballages, et ne sais que faire de l'assiette, qui est carrée et qui m'emmerde dans mon armoire,
- j'ai offert une bouteille de parfum à une ado qui avait son anniversaire et je n'ai pas cherché d'alternative à cette folie emballagière,
- j'ai inventé un mot (il y a deux secondes: "emballagière"),
- j'ai reçu un témoignage d'une candidate Ecolo qui m'a dit qu'elle aussi prêchait le locavorisme mais se retrouvait au Carrefour à 20h pour vite acheter des trucs pour manger quand elle sortait de réunion tard,
- je vais toujours autant au resto qu'avant et je crois que c'est la folie de production de déchets dans un resto (pas tous, mais bon, faut être honnête, c'est pas l'activité la moins productrice de déchets du monde).
A ce propos (la bouffe), j'ai eu une bonne discussion avec Valérie Van Heer sur la question des serviettes en papier. Evidemment, c'est pas bon du tout, les serviettes en papier. Il faut revenir à des serviettes en tissu. Moi, je lui dis: "mais une serviette en tissu, il faut la laver tous les jours, c'est pas bien non plus?" Elle: "tu peux utiliser un coin différent chaque jour".
Là-dessus, le soir même, j'étais au resto, j'avais une serviette en tissu, j'ai testé sa technique et... la photo en couverture de l'article parle d'elle-même (mais c'était une pizza dégoulinante de sauce). Je ne suis pas toujours aussi sale, mais je dois bien admettre que dans certaines circonstances je ne suis pas très loin de m'essuyer la bouche avec ma manche (Obélix style). A nouveau, un conseil (autre que: "tamponne-toi la bouche délicatement et mange moins vite) serait le bienvenu.
Les beaux jours se profilent (dans le lointain), on va devoir reparler bientôt du lancinant problème des glaçons pour l'apéro, que j'utilise en été à un rythme impressionnant. Jusqu'ici, je remplis les petits sacs en plastique mais au moins j'ai pigé qu'il ne fallait plus faire ça. Quant aux aux bacs à glaçon en caoutchouc, il m'en faudrait trop. Que faire? Merci de vos conseils! Je continuerai ce blog, promis!