Enseignement

À l'AR Dinant-Herbuchenne, deux profs au lieu d'une pour aider les élèves en difficulté

publié le:03/10/2025 11:52:00 - mis à jour: 05/10/2025 00:14:49

Léa Delgoffe est logopède, elle accompagne une vingtaine d'élèves en difficulté à l'Athénée Royal Dinant-Herbuchenne. Sa fonction, méconnue, est pourtant essentielle pour aider ces élèves à s'intégrer.

Dans la classe de première secondaire différenciée de l'Athénée Royal Dinant-Herbuchenne, les élèves n'ont pas une mais bien deux professeures : Madame Audrey et Madame Léa. Logopède de formation, Léa Delgoffe apporte un soutien à sa collègue en aidant les élèves en difficulté. 

En général, je laisse la professeure expliquer les consignes. Ensuite, on tourne toutes les deux dans la classe. Dès qu'il y a un élève qui lève la main, on n'a même pas besoin de se regarder. On sait qu'une de nous va y aller pour l'aider.

Pour les professeurs, ce soutien est non-négligeable dans les classes plus difficiles ou plus nombreuses, reconnaît Audrey Melin, professeure de français.

Ce sont deux yeux et deux oreilles en plus qui peuvent être consacrés aux élèves. Cela nous permet de leur offrir plus d'attention.

Des élèves diagnostiqués par un médecin

Madame Léa est disponible pour tous les élèves de la classe, mais elle est surtout chargée d'accompagner les élèves en "intégration" : des jeunes avec des difficultés qui doivent s'intégrer dans une classe traditionnelle.

Je m'adresse à des élèves qui ont un diagnostic posé par un médecin, peu importe le type de diagnostic. Ce sont des élèves avec un trouble dis-, de l'hyperactivité ou encore un trouble du spectre autistique. Il y a aussi des élèves qui sortent de l'enseignement spécialisé, donc qui ont des difficultés ou un parcours compliqué. 

Au total, Léa Delgoffe suit 22 élèves de secondaire à l'Athénée Royal Dinant-Herbuchenne. La plupart, comme Alessio, sont soulagés d'avoir une deuxième prof pour les accompagner en classe.

Je suis moins stressé avec deux profs plutôt qu'une, parce que sinon la prof a du mal à passer dans tous les coins.

"Je suis un peu la copine du fond de la classe"

En plus de leur apporter un soutien scolaire, Léa Delgoffe entretient un lien particulier avec les jeunes.

Les élèves savent que je ne suis pas leur prof, ni leur éducatrice, leur directrice, ou leur maman. Je suis un peu la copine du fond de la classe qui donne un petit coup de main, qui fait des relances attentionnelles quand ils sont distraits. Ils viennent parfois me voir en dehors des cours, on travaille à l'étude, on fait des synthèses...

Comme elle, une cinquantaine de personnes sont dispatchées dans toutes les écoles de la Province de Namur pour aider les élèves en intégration. Leur profession, méconnue, est pourtant de plus en plus recherchée par les enseignants et les directions.

Élisa Sidérius, Journaliste
elisa.siderius@matele.be

 
 
 

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