Agriculture
Action agricole au marché couvert de Ciney pour sensibiliser les marchands de bétail
publié le:16/02/2024 15:12:00 - mis à jour: 18/02/2024 01:19:01
Le mouvement agricole ne s'essouffle pas. Chez nous, les agriculteurs ont tenu à faire entendre leur voix. À la sortie du marché couvert de Ciney, ils ont sensibilisé d'autres maillons de la filière bovine.
Des tracteurs, garés aux abords du marché couvert de Ciney, bloquent l'une des sorties destinées aux marchands de bétail. Le message est clair. Après les grandes surfaces, les agriculteurs veulent sensibiliser un autre maillon de la filière bovine. Pierre André, membre de la Fédération des Jeunes Agriculteurs, témoigne:
Le marché couvert est un endroit stratégique. C'est ici que sont centralisées les transactions commerciales entre les marchands de bêtes, les engraisseurs et les chevilleurs.
Suite au mouvement de grogne de ces dernières semaines, les agriculteurs ont obtenu des promesses au niveau politique et un premier geste de soutien de la part de la grande distribution, soit une augmentation du prix de la viande. Mais le secteur agricole veut plus de clarté sur les marges financières réalisées par les différents intervenants.
Le chaîne de valeur, au travers de la viande bovine, est très nébuleuse. On demande clairement de la transparence.
L'exportation, la solution ?
Pour Benoit Cassart, secrétaire de la Fédération Nationale du Commerce de Bétail et de Viande, le salut agricole viendra de l'exportation.
On a des difficultés pour exporter en France et en Allemagne alors que des solutions existent. Nous sommes demandeurs au niveau du pouvoir politique d'avoir des négociations bilatérales avec les pays voisins pour rouvrir les portes de l'exportation. C'est là que réside la solution pour le prix du bétail en Belgique.
De leur côté, les agriculteurs ne croient pas à cette solution. Néanmoins, Benoit Cassart réaffirme son soutien aux producteurs, d'eux dépend l'avenir de toute la filière.
S'il n'y a plus d'élevage demain, on n'a plus besoin de marchands de bestiaux, d'abattoirs, ni de chevilleurs. Les consommateurs seront alors privés de notre viande de qualité. C'est très important pour nous de relancer les agriculteurs. Avec une moyenne d'âge de 59 ans, on peut se poser la question: d'où viendra la viande de nos assiettes dans dix ans ? C'est maintenant qu'il faut prendre les bonnes décisions.
Entamé il y a plusieurs semaines, le mouvement agricole ne faiblit toujours pas, preuve que les agriculteurs ne sont pas prêts à baisser les bras.