L’audience devant la Cour d’appel de Liège dans l’affaire des frais d’avocats de Richard Fournaux est reportée au mois de février 2026. L’épilogue de la saga du casino est une nouvelle fois postposé.
Qui doit payer les frais d'avocats de Richard Fournaux dans l'affaire du casino ? La justice devait se pencher une nouvelle fois sur cette épineuse question dans le courant du mois de septembre. On apprend aujourd'hui que l'affaire est reportée au mois de février 2026.
Ce report est dû au fait que l'affaire sera jugée par trois magistrats et non un seul, comme prévu initialement, au vu de la complexité de l'affaire et le nombre de pièces du dossier, selon l'attachée de communication de la Cour d'appel de Liège.
Pour rappel, en janvier 2023, le tribunal civil de Dinant avait estimé que Richard Fournaux devait assumer seul la facture des avocats qui l'ont défendu lors de l'affaire du casino, la Ville de Dinant n'ayant pas à intervenir. L'homme au nœud papillon a toujours défendu le contraire arguant que c'est en qualité de dirigeant dinantais qu'il avait été mis en cause.
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En première instance, après contestation des honoraires réclamés par ses deux avocats, la somme due avait été fixée à 320.000€.
N'ayant pas obtenu gain de cause auprès du Tribunal civil, le bourgmestre de Dinant avait choisi de faire appel. C'est donc cet appel qui est aujourd'hui reporté. Une décision que regrette le bourgmestre de Dinant :
Psychologiquement, je ne le supporte plus. Ils ont mis une hypothèque sur ma maison, je m'interdis de partir en vacances. Mais ce qui me rend malade, ce n'est pas les montants. Si j'avais fait une connerie, qu'on me fasse payer, qu'on me mette en prison, soit. Mais ici, j'ai été acquitté et je fais gagner des millions à la Ville avec la dotation du casino.
Une affaire explosive
Richard Fournaux, opposé à la Ville de Dinant devant un tribunal, l'affaire est évidemment explosive. « Schizophrénique » même, selon Richard Fournaux :
C'est vrai que le contexte est particulier. Je suis redevenu bourgmestre et puis, c'est sûr que cette affaire va faire jurisprudence. Être bourgmestre n'est pas si simple que ça. Plusieurs bourgmestres m'ont déjà interrogé sur cette affaire.
Selon le mayeur dinantais, s'il venait à perdre en appel, cela pourrait en refroidir certains de briguer le poste de bourgmestre sachant les risques personnels encourus.
Ironie de l'histoire, depuis cette affaire, la Ville de Dinant a souscrit une assurance « défense en justice » pour ses mandataires. Trop tard pour Richard Fournaux et de toutes façons, le montant de l'aide est plafonné à 50.000€, très en deçà donc, des montants évoqués ici.