Politique

ANALYSE | Yvoir, des tensions apaisées malgré un arrière-goût amer

publié le:20/10/2025 15:47:00 - mis à jour: 20/10/2025 18:48:40

Après un début de mandature mouvementé, les tensions se sont apaisées au sein du conseil communal d'Yvoir. Mais l'opposition LBS garde une certaine amertume envers la majorité La Relève-EPY.

À Yvoir, le début de cette législature fut marqué par des tensions entre majorité et opposition. Le soir des élections du 13 octobre 2024, sur le plateau de Matélé, les deux listes arrivées 2ème et 3ème au scrutin qui avaient obtenu respectivement 6 et 7 sièges annonçaient leur coalition pour former la nouvelle majorité : le groupe Ensemble pour Yvoir, mené par Betrand Custinne et La Relève, mené par Alexandre Visée. Le groupe Le Bon Sens, mené par Christine Bador, arrivé premier avec 8 sièges, était ainsi relégué dans l'opposition. 

 

Cette nouvelle majorité n'a pas tout de suite été accueillie favorablement par la population. Quelques jours après les élections, une centaine de citoyens se rassemblaient devant l'hôtel de ville pour protester contre l'alliance EPY-La Relève. 


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Après un départ mouvementé, des tensions apaisées

Les premiers mois n'ont pas été faciles au sein du conseil communal d'Yvoir, surtout quand la nouvelle majorité a présenté sa déclaration de politique générale en février. Cette déclaration impliquait l'abandon de certains projets d'envergure, comme l'extension de l'hôtel de ville ou le centre sportif de Godinne. Elle a d'abord été présentée en conférence de presse ainsi qu'aux acteurs concernés, puis au conseil communal.

 

Lors de ce conseil communal, l'ambiance était pour le moins électrique. Les membres du groupe LBS, mené par Christine Bador, ont quitté le banc de l'opposition pour aller s'asseoir dans le public. Un geste fort pour dénoncer la manière de procéder de la majorité, qu'ils qualifiaient d'anti-démocratique. 


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Depuis, la colère de l'opposition est retombée, les tensions se sont apaisées, mais il y a toujours une certaine amertume du côté du groupe LBS.

 

Un arrière-goût amer

Pour Christine Bador, qui était présidente du CPAS avant de se retrouver dans l'opposition, ce nouveau rôle est difficile à apprivoiser. La désormais cheffe de file de l'opposition explique que ce n'est pas facile de voir des projets qu'ils avaient soutenu être abandonnés ou détricotés. Elle se dit aussi inquiète par rapport aux finances de la commune, car le budget a explosé pour des projets comme l'école de Dorinne-Spontin ou la maison citoyenne de Godinne.

 

Marcel Colet, qui siégait dans la majorité comme échevin, regrette que la faute soit souvent rejetée sur la nouvelle opposition dans les dossiers plus compliqués.

 

De plus, les personnalités du bourgmestre Alexandre Visée et du premier échevin Betrand Custinne semblent déranger certains membres de l'opposition. L'un d'entre eux les décrit comme "deux coqs donneurs de leçons", qui veulent souvent avoir le dernier mot pendant les conseils communaux. 

 

Deux nouveaux acolytes 

De leur côté, le bourgmestre Alexandre Visée et le premier échevin Betrand Custinne s'entendent à merveille. Ils sont unanimes, la dynamique de travail au sein du Collège est très positive, même si leurs points de vues sont parfois différents. Chacun découvre encore ses fonctions, puisque Alexandre Visée était président du conseil communal avant de devenir bourgmestre et Bertrand Custinne siégeait dans l'opposition avant de devenir échevin. Mais ils se disent satisfaits de leur avancée sur l'accord de majorité durant l'année écoulée.

 

Quant à leur rapport à l'opposition, ils reconnaissent qu'il peut être conflictuel même si les tensions se sont apaisées dernièrement. Ils trouvent cette nouvelle opposition globalement constructive mais ils regrettent les interventions de certains membres ainsi que leur manière de communiquer, notamment sur les réseaux sociaux. Betrand Custinne, qui a endossé ce rôle par le passé, estime qu'ils pourraient proposer plus d'alternatives et de contre-projets plutôt que de critiquer ou attaquer la majorité. Il faudra donc encore du temps avant que les deux parties arrivent à travailler ensemble. 

 

Élisa Sidérius, Journaliste
elisa.siderius@matele.be

 
 
 

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