Immobilier
Beauraing: l'hôtel de l'Aubépine rasé pour y construire 32 appartements
publié le:13/10/2021 17:23:00 - mis à jour: 14/10/2021 17:39:40
Un projet d'immeuble de 32 appartements est dans les cartons pour remplacer l'hôtel l'Aubépine, devenu un chancre en plein centre-ville beaurinois. L'enquête publique vient de se terminer.
A l'une des entrées du centre-ville beaurinois se dresse l'Aubépine. Cet ancien hôtel fut jadis une institution pour les pélerins du monde entier qui venaient y loger, à deux pas du site des apparitions de la Vierge Marie. Aujourd'hui, l'endroit est à l'abandon depuis 2013 et devrait être complètement rasé pour faire place à un véritable petit quartier. Le projet fait apparaitre un complexe de 32 appartements, dont Christopher Simons est l'un des promoteurs avec sa société Simons & Fils.
On ne va faire ni du haut standing, ni du low cost. On vise de l'intermédiaire pour toucher un maximum de personnes, des jeunes à des personnes un peu plus âgées qui veulent s'installer dans un hyper-centre.
Abandonné depuis plusieurs années, l'hôtel est devenu un chancre urbain et fait le bonheur des squatteurs. Sur les trois étages du bâtiment, on retrouve des vestiges de son utilité passée. Dans la cuisine par exemple, seuls les plans de travail rappellent qu'il y a eu de la vie et de l'effervescence. A ces beaux jours, l'Aubépine pouvait accueillir plus de 400 visiteurs.
Quand on est arrivé dans la salle à manger, toutes les tables étaient encore dressées avec nappes et couverts.
En attente d'un permis d'urbanisme, les promoteurs ont déjà déblayé une partie du bâtiment, en travaillant avec un vide-grenier de la région. La surface est vaste, un dédale de pièces et de couloirs où l'on pourrait se perdre aisément.
Dans ce cas-ci, avec une telle surface au sol, plus de 2.500 mètres carrés, on est plus dans une réaffectation de quartier.
Une belle opportunité pour les autorités communales
Pour la commune, le rachat du bâtiment et ce nouveau projet sont vus d'un très bon oeil. Mélanie Havenne, l'échevine en charge de l'urbanisme, confirme:
C'est une belle opportunité d'amener une image dynamique de la ville en lieu et place de ce chancre. Mais il faut amener un peu de modernité sans faire table rase d'un côté symbolique ou patrimonial.
Le Collège doit encore remettre son avis et les remarques citoyennes au fonctionnaire délégué de la Région wallonne. Ce dernier pourra ensuite octroyer ou non le permis de démolir et de bâtir. Les promoteurs espèrent voir les premiers propriétaires rentrer chez eux fin 2023.