Bodart tire sa révérence: "C'est un problème relationnel", selon Bastin
publié le:18/04/2016 10:41:41 - mis à jour: 18/04/2016 14:54:57
Le major Francis Bodart ne sollicitera pas de reconduction de son mandat à la tête de la zone Dinaphi. Selon Christophe Bastin, c'est un "problème relationnel" entre la présidente et lui qui a motivé ce choix.
Christophe Bastin, bourgmestre d'Onhaye et membre du Collège de la zone Dinaphi, s'exprime sur le souhait du major Francis Bodart de ne pas demander de reconduction de son mandat de commandant ff:
"Il y a une rupture de confiance entre la présidente et le chef de corps. C'est du relationnel, il y avait un problème d'interprétation, d'un côté comme de l'autre, qui n'aurait pas dû pousser à ce non-renouvellement de mandat, mais il y a un moment où il faut bien acter le divorce. Ce n'est pas un problème de compétence: le major s'apprête à nous rendre le rapport d'analyse de risque cette semaine ou début de la semaine prochaine: c'est un travail gigantesque, c'est comme quelqu'un qui fait l'Everest et renonce à quelques mètres. Il préfère ne plus supporter cette pression. Il s'est investi beaucoup, on lui a demandé beaucoup. La nouvelle présidente arrive avec une nouvelle dynamique et ça ne passe pas entre les deux. C'est regrettable, mais personne n'est irremplaçable."
Dimitri Petit, un délégué SLFP de la zone Dinaphi, est moins indulgent:
"Ce départ va faire beaucoup de bien, il n'y avait plus moyen de travailler avec le major Bodart. Il existe un blocage de communication entre lui, les syndicats et la présidente. A présent, il faut engager du personnel absolument, ce doit être la priorité. Je suppose que dans l'attente du processus de sélection d'un nouveau chef de zone, le major Boussifet, 2ème plus haut gradé, sera commandant faisant fonction."
Nathalie Demanet: "J'ai besoin d'un chef d'entreprise"
La présidente de la zone Nathalie Demanet admet qu'il y avait un problème relationnel mais pas uniquement:
"C'est tout à l'honneur du major Bodart d'avoir compris que je ne le reconduirais pas dans la fonction et d'en avoir tiré les conclusions en se retirant. Il y avait peut-être de sa part une difficulté à accepter la manière dont je gère la présidence de la zone. Avant, il présentait ses projets et ça passait. Mais j'ai passé beaucoup de temps à des visites et des entrevues avec des membres de la zone, et j'étais plus encline à entendre les dysfonctionnements. Il y a un manque d'équité et donc une couverture de la sécurité des citoyens différente, je ne l'accepte pas mais ce n'est pas à moi d'y remédier sur la plan opérationnel. Je ne conteste pas ses qualités opérationnelles ni le boulot qu'il a mené pour créer la zone, mais je lui demande des compétences de chef d'entreprise avec une vue stratégique qu'il ne fournit pas. Entre la présidence et le chef de corps, ce doit être un duo qui marche: quand on prend une décision, il faut qu'elle soit appliquée ou, si elle ne l'est pas, qu'on revienne vers moi. Ce n'était pas le cas."
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