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INTERVIEW AUDIO | Charlotte, finaliste de Koh-Lanta : "Je ne regrette absolument pas mon choix!"

publié le:04/12/2024 16:27:00 - mis à jour: 05/12/2024 17:30:58

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Au lendemain de la finale de Koh-Lanta diffusée mardi soir sur TF1, la Cinacienne Charlotte Rasquin revient sur son aventure et son choix qui lui a coûté la victoire.

Toute la région était derrière elle. Elle l'a fait ou presque. La Cinacienne a remporté l'épreuve mythique des poteaux de Koh-Lanta, mais passe à côté du titre. Elle le savait. « Tout s'est passé exactement comme je l'avais prévu », nous confie-t-elle.

Charlotte a tenu plus de deux heures et trente minutes sur les poteaux, gagnant le droit de choisir son adversaire pour le jury final. Avec un score de quatre voix contre neuf, la jeune aventurière n'a pas fait le poids face à Thibault, dont elle connaissait pourtant la popularité auprès des candidats.

À Denis Brogniart, elle justifie : « Les plus beaux combats que j'ai gagnés (NDLR : elle est championne de boxe), c'étaient quand j'étais face à des adversaires plus grands que moi ».

Aujourd'hui, la Cinacienne confie ne pas regretter ce choix. Fatiguée mais sereine, Charlotte revient avec nous sur son aventure hors du commun.


Comment vous sentez-vous aujourd'hui, après cette finale intense ?
Là, présentement, je me sens fatiguée parce qu'émotionnellement, c'est intense. Je me sens fatiguée et nostalgique parce que là, concrètement, c'est la fin.


Vous avez fêté la finale hier soir avec les autres aventuriers ?
On a fait la fête jusqu'à une heure tardive… C'est vrai qu'avec les aventuriers, quand il s'agit de faire la fête, on le fait très bien. Mais c'est parce qu'on a plein de choses à se raconter et à partager.


Lors de l'épreuve des poteaux, vous avez choisi Thibaut pour vous accompagner au jury final, mais cela semblait risqué stratégiquement. Vous le regrettez ?
Pas du tout! J'étais très au clair avec ma décision dès que j'ai gagné l'épreuve. Je savais que je choisirais Thibault. C'était sûr à 100 % que c'était lui qui allait gagner. Tout s'est passé comme je l'avais prévu. Je ne regrette absolument pas mon choix.


D'ailleurs, on vous a vue très sereine lors du dépouillement tourné en direct à Paris. Cela se lisait dans vos yeux que vous saviez que la victoire vous échapperait ?
Oui, je le savais. Mais je n'ai jamais participé à Koh-Lanta pour les 100 000 euros. Ce qui me manque, c'est plus le titre de gagnante. C'est la seule chose qui me laisse un petit goût amer. J'adorais ma vie avant l'aventure, et je l'adore toujours après. Pour moi, Koh-Lanta, c'étaient avant tout les épreuves, le dépassement de soi, et tout ça, je l'ai déjà gagné, même si forcément, actuellement, quand je passe devant un beau vélo ou devant quelque chose que j'aimerais m'offrir, je me dis que c'est un peu con. Si un jour j'ai besoin de 100 000 euros, j'irai les chercher, je travaillerai, je me débrouillerai comme je l'ai toujours fait.


Denis Brogniart l'a encore dit hier soir : Koh-Lanta, c'est un jeu, une aventure, une compétition. Mais à titre personnel, c'est aussi souvent une période d'introspection. Qu'avez-vous appris sur vous-même ?
J'ai appris que le collectif, ce n'est pas mon truc?! Je ne suis pas à l'aise quand mes capacités jouent sur le confort des autres. J'ai aussi découvert ce que survivre signifiait réellement, dans des conditions extrêmes. Pour le reste, ma sensibilité, ma paranoïa, je les connaissais déjà, mais là, je les ai ressenties encore plus.


Vous êtes championne de boxe, une vraie compétitrice. Est-ce la compétition la plus difficile que vous ayez vécue ?
Pour moi, le plus dur, ce n'était pas les épreuves physiques, mais les stratégies et les conseils. Koh-Lanta est une expérience assez malsaine au niveau social : on doit éliminer les autres tout en collaborant pour survivre. Je suis quelqu'un d'assez impulsif, et cela a parfois été compliqué pour moi de ne pas réagir et de rester calme. Ma plus grande compétition, c'était celle-là. Les épreuves, c'était du bonheur. Enfin, c'était dur, stressant, mais c'était une partie super agréable.


Comment s'est passé le retour après Koh-Lanta ?
Le retour a été difficile. Il y a trois étapes : l'avant, le pendant et l'après Koh-Lanta. Le plus dur, c'est au début, quand on revient et qu'on ne peut rien dire à personne. On est un peu asocial et les gens ne comprennent pas pourquoi. Cela a été difficile. Mais une fois que la diffusion a commencé, ça devient un jeu : les gens essaient de deviner, et je m'en suis amusée. Aujourd'hui, j'essaie de rester la Charlotte que j'ai toujours été et j'évite d'aller...


Vous êtes une insatiable des défis, c'est ce qui vous anime dans la vie. Mais après une aventure hors norme comme celle-là, n'avez-vous pas peur d'être blasée pour la suite ?
C'est le dernier conseil que j'ai demandé hier à Denis. Je lui ai dit : « Qu'est-ce que je vais faire maintenant ? » On a rigolé parce qu'il me connaît assez bien maintenant. Je vais devoir, pendant quelques mois, me satisfaire de ce que j'ai. J'espère que les émotions retomberont assez vite pour que je puisse en ressentir d'autres aussi fortes. Mais là, ça va être compliqué aujourd'hui, car je suis encore pleinement dedans.


Quels sont les prochains défis sur votre liste ?
J'ai une longue liste de défis en tête. En février, je participe à la Transcanaria, un ultra-trail de 130 km. Ensuite, en avril, je ferai le Marathon des Sables, un projet que je devais faire l'année passée mais que j'ai repoussé à cause de Koh-Lanta. J'ai aussi prévu de traverser les Alpes à pied. L'année 2025 est déjà bien remplie. Et pourquoi pas un jour un Ironman.


Votre carrière de boxeuse, où en est-elle dans tout ça ?
J'ai arrêté les combats, mais je continue à m'entraîner deux fois par semaine. On a décidé avec mon coach de ne pas me programmer de combat pour l'instant.

Pour plus de contenu, écoutez l'interview intégrale de Charlotte Rasquin dans la vidéo ci-dessus.

Morgane Halloy, Rédactrice en chef adjointe
morgane.halloy@matele.be

 

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