Financement participatif

Etre coaché au crowdfunding pour maximaliser ses chances de réussite

publié le:28/06/2019 10:07:00 - mis à jour: 02/07/2019 14:03:16

Lancer un crowdfunding, c'est facile, mais le réussir l'est beaucoup moins. Dès lors, certaines plateformes offrent aux porteurs de projets un coaching, c'est le cas de CILO, opérateur namurois créé par le BEP.

Qu'est-ce qu'un bon crowdfunding? Pourquoi certains projets réussissent et d'autres pas? Quotidiennement de nouveaux crowdfundings émergent sur la toile, à parfois en être noyé. Difficile dès lors pour les porteurs de projet de se démarquer. C'est pourquoi le Bureau économique de la Province a décidé de lancer sa propre plateforme, Cilo. Une plateforme namuroise réservée aux initiatives locales en faveur du développement du territorial, comme l'explique François Laureys, chef de projet smart city au BEP.    
La spécificité, c'est que c'est une plateforme publique auquelle les communes et les collectivités locales peuvent s'associer en apportant leur soutien à des porteurs de projet de leur commune. On est en quelque sorte le circuit court du crowdfunding très dédicacé développement territorial. 
Autre particularité de cette plateforme: le coaching obligatoire imposé aux porteurs de projets.
La plupart des plateformes ne coachent plus les porteurs de projet. Ils suffit de suivre une série d'étapes à l'inscription et c'est tout. Nous, on les voit au moins à deux reprises pendant la préparation de la levée de fonds. On réfléchit avec eux comment bien présenter le projet, comme le vendre, quelles contreparties offrir aux contributeurs, comment communiquer sur les réseaux sociaux pour toucher les gens et les convaincre à sortir leur carte de crédit, etc. 

Un coaching qui fait ses preuves

Et cela fait ses preuves. Depuis son lancement, il y a un an et demi, Cilo n'a connu qu'un seul échec. Un taux de réussite supérieur aux grandes plateformes. Parmi les projets en cours sur Cilo, celui de la ferme Les raviers de Louise, à Martouzin (Beauraing).
 
 
Ses exploitants Xavier et Louise souhaitent forer un puits sur leur terrain pour être autonome en eau, car ils refusent d'arroser leurs plantations à l'eau de ville, par soucis écologique et financier. Coût du projet: 7.000 euros. Comme beaucoup de jeunes entrepreneurs, Xavier et Louise ont décidé de recourir au crowdfunding. Mais plutot que de se tourner vers les grandes plateformes, comme Kisskissbankbank ou Ulule, ils ont fait le choix de Cilo, notamment pour le service du coaching, confie Louise Delecluse.
 
Sans ce coaching, on aurait fait quelques erreurs. On a appris pas mal de choses, par exemple, qu'il fallait essayer d'avoir 5% du budget collectés par les proches parce qu'un contributeur inconnu ne mettra jamais de sa poche si il voit que personne n'a donné. Et puis, de savoir à qui s'adresser, à quel moment de la semaine ou de la journée les gens contribuent le plus, on nous a expliqué toutes ces choses-là. 
 
Xavier et Louise ont atteint près de la moitié de la somme espérée. Mais ils connaissent actuellement le fameux faux plat rencontré par tous les porteurs de projet. Ils leur reste jusqu'au 22 juillet pour récolter la somme complète. Sans quoi leur projet tombera à l'eau. En attendant, ils continuent d'arroser leurs plantations à la main avec pour seuls outils deux arrosoirs remplis avec l'eau de pluie de leur citerne. 

Morgane Halloy, Rédactrice en chef adjointe
morgane.halloy@matele.be

 

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