Athlétisme

"Coco" Wilmet, l'emblématique président de l'ARCH, passe le relais après 33 ans

publié le:15/03/2024 16:31:00 - mis à jour: 15/03/2024 17:11:32

Récemment élu Namurois de l'année pour l'ensemble de sa carrière, Claude Wilmet, l'emblématique président de l'ARCH, passe le relais à Cheila Olix après trente-trois ans.

De mémoire d'homme, on n'a jamais connu l'ARCH sans Claude Wilmet. D'abord entraîneur au sein du club d'athlétisme de Ciney, le coach prend du galon et devient président en 1991, un poste qu'il occupera pendant trente-trois ans.

À la base, je prenais la présidence pour quatre ans, soit le temps d'une olympiade. Finalement, il y en a eu huit d'olympiades...

À septante-et-un ans, Claude Wilmet passe le relais à Cheila Olix. Mais "Coco", comme l'appellent ses athlètes, ne s'en va pas pour autant. Le Cinacien reste très impliqué dans le coaching.

C'est un soulagement que quelqu'un reprenne la présidence. Je vais pouvoir me concentrer sur les entraînements. Personnellement, j'estime avoir fait mon boulot. En tout cas, j'ai tout donné !

La piste en leg

Son principal héritage en tant que président reste évidemment la création de la piste d'athlétisme, inaugurée en 2016 en compagnie de la famille Borlée. Ces couloirs faits de tartan, Claude Wilmet en rêvait depuis toujours.

Depuis 1973, cela a toujours été notre objectif, à mon frère Paul et à moi. C'est d'ailleurs pour cela qu'on avait réalisé nous-même la première piste à Saint-Joseph. Cette piste en cendrée nous a quand même bien aidés de 1995 à 2015. Mais le graal restait de quitter le club en laissant une vraie piste d'athlétisme en synthétique.

Aujourd'hui, cinquante ans après sa création, l'ARCH compte 600 athlètes. Le club est devenu une référence dans la formation des jeunes au niveau national.

La passion nous a aidés à faire découvrir l'athlétisme à des milliers de jeunes à Ciney. Mon plaisir, c'est les voir réaliser leurs rêves et leurs objectifs sur la course, sur les sauts, sur les lancers... C'est aussi les voir sourire. Autant qu'ils soient dans les centres de formation comme les nôtres plutôt que dans les rues.
 

Antoine Peret, Journaliste
antoine.peret@matele.be

 

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