Matélé, comme tous les médias du royaume, a dû adapter son mode de fonctionnement pour d’une part, continuer à vous informer et d’autre part, respecter les consignes liées à la lutte contre le covid-19.
Plusieurs fois, vous nous avez interpelés sur les réseaux sociaux: «Matélé comprend-elle le mot confinement?». Rassurez-vous, la réponse est oui.
Matélé, en tant qu'entreprise de presse, est soumise à des règles mais aussi à des facilités nécessaires à l'exercice de notre profession. L'AJP (l'Association des Journalistes Professionnels) le rappelle:
Les journalistes conservent leur nécessaire liberté de mouvement pour effectuer leur tâche de récolte des informations. Les autorités insistent toutefois pour que les journalistes utilisent dans la mesure du possible des techniques de communications « sûres »: le téléphone ou Skype au lieu d'interviews «physiques».
Un équilibre délicat
Avant de parler du «comment», il faut d'abord s'interroger sur le «quoi»… Quelles informations traitons-nous? Quelles histoires racontons-nous? Sur quel ton? Sur ces questionnements aussi, les internautes nous interpellent. Entre ceux qui trouvent qu'on parle trop de ce coronavirus et ceux qui attendent de nous des réponses aux mille questions qu'ils se posent, il faut trouver un équilibre.
Un équilibre également dans le ton de nos éditions. Là aussi, un fossé s'est creusé entre ceux qui veulent de la légèreté, des infos positives voire de l'humour et ceux qui considèrent qu'on ne peut pas rire de tout, surtout pas d'un virus qui fait autant de victimes.
Tous les jours, nous cherchons la bonne distance entre ces deux pôles. Nous avons l'ambition de vous informer sur les conséquences locales de ce virus et du confinement, de relayer les difficultés et les solutions des uns et des autres mais aussi de vous communiquer des informations pratiques liées au confinement. Nous avons également choisi de vous raconter de belles histoires, celles notamment de la solidarité, ainsi que des petites tranches de vie quotidienne.
Comment fonctionne la rédaction de Matélé?
A Matélé, la rédaction a fait le choix de réaliser quasi l'entièreté de ses interviews par vidéoconférence. Seuls quelques entretiens sont encore réalisés sur le terrain mais dans des circonstances bien particulières et avec le micro à plus d'un mètre de la personne interrogée.
Pour récolter les images nécessaires à la réalisation des reportages, nous travaillons de plusieurs façons. La première, la plus simple en temps normal, consiste à aller tourner les images sur le terrain. Dans ce cas, le journaliste ou le caméraman y va seul en respectant les distances sociales. Autre cas de figure, nous demandons à nos interlocuteurs de filmer eux-mêmes les images nécessaires. Dans ce cas, évidemment, le journaliste discute longuement avec notre cadreur (ou cadreuse) d'un jour de nos besoins. On donne aussi quelques consignes techniques. Enfin, il nous arrive aussi de sortir les images nécessaires de nos archives.
Une rédaction en télétravail
La rédaction de Matélé pratique aussi le télétravail. Tous les jours, à 8h45, se déroule la réunion de rédaction par Skype. Chacun, depuis son salon ou sa cuisine, amène ses idées et ses propositions de sujets. Les journalistes qui ont besoin d'images partent alors sur le terrain. Hormis ce cas de figure, tout le travail se fait depuis le domicile des journalistes: coordination de la rédaction, édition, écriture des articles pour le site web, animation des réseaux sociaux et même le montage !
Ce télétravail a demandé une grosse organisation en amont de la part du service technique de Matélé. Il a fallu s'assurer que tous les journalistes possédaient l'ordinateur et les logiciels nécessaires à ce travail de montage. Il a également fallu mettre en place les protocoles nécessaires à l'envoi des reportages pour l'antenne comme pour le web.
Depuis le début des mesures de confinement, seul l'enregistrement de l'Actu se fait toujours depuis nos studios à Jemelle.