40 ans de solidarité : les CPAS à la croisée des chemins
publié le:03/02/2016 16:20:32 - mis à jour: 03/02/2016 23:32:04
Les CPAS ont 40 ans cette année. Ils se sont peu à peu construits comme des outils visant l'autonomie des individus. Mais les CPAS ont le blues: trop de missions, trop peu de moyens.
Ils sont de plus nombreux à pousser la porte du CPAS. 6000 en Wallonie il y a quarante ans, plus de 100 000 aujourd'hui qui bénéficient d'un revenu d'intégration, cela sans compter les aides ponctuelles ou matérielles. Forcément, cela influence les pratiques.
Le public est plus nombreux, il est aussi souvent nouveau. Le CPAS, dernier filet de sécurité, récupère tous les exclus de la solidarité. Phénomène nouveau, même la classe moyenne y a parfois recours aujourd'hui, comme le souligne Frédéric Rouard, le président du CPAS de Dinant.
Violence institutionnelle
Les plus anciens parmi les conseillers ou les travailleurs du CPAS de Dinant le notent, ces conditions difficiles ont peu à peu renforcé les tensions. Une certaine violence s'exprime parfois, qui prend au dépourvu les travailleurs sociaux. Une violence qu'il faut pouvoir contenir tout en mesurant ce qu'elle veut signifier.
Regarder vers demain
40 ans c'est l'occasion de faire le bilan, c'est aussi l'occasion de se tourner vers l'avenir.
A Dinant, vendredi, c'était le traditionnel repas des travailleurs sociaux et des conseillers de l'aide sociale. Un moment pour renforcer les liens. Pour affirmer la spécificité du CPAS. Pour partager aussi les expériences positives. Marie-Louise Adam a effectué toute sa carrière au CPAS de Dinant. C'est en se souvenant des nombreux dossiers clôturés sur des réussites qu'elle se dit confiante pour l'avenir des CPAS. A condition, comme le rappelle Malvina Govaert, la Directrice générale de la section CPAS de l'Union des Villes et Communes, que le CPAS ne soit pas le lieu de toutes les relégations; et qu'on lui donne les moyens de revenir à la source de la loi de 1976, une loi révolutionnaire à l'époque.
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