La Défense
Crash aérien à Chevetogne : un exercice militaire très spécifique
publié le:25/03/2025 17:42:00 - mis à jour: 26/03/2025 15:56:11
L’Aviation Safety Directorate, une unité de la Défense spécialisée dans la prévention et l’analyse des accidents aériens, mène un exercice de deux jours au Domaine de Chevetogne. Explications.
L'activité est quelque peu particulière, pour ne pas dire extraordinaire, au Domaine provincial de Chevetogne. Un imposant hélicoptère de l'armée a survolé la zone pour repérer le site d'un crash aérien fictif impliquant deux appareils de la Défense. Karen Vandenbroucke, major à la Défense, nous livre quelques détails sur le scénario de cet exercice grandeur nature :
Il y a eu une collision entre deux appareils de la Défense : un avion d'entraînement et un hélicoptère. L'unité en charge des enquêtes sur les accidents aériens à la Défense peut s'exercer et affiner ses compétences lors de cet exercice.
Dernier gros accident aérien en 2021
L'Aviation Safety Directorate (ASD) va donc mener l'enquête pour déterminer les causes du crash. Cette unité est spécialisée dans ce type de mission et intervient en cas d'accident majeur sur le sol belge, voire à l'étranger si un appareil belge est impliqué. Quentin Aelvoet est le commandant de cette unité :
Nous sommes une petite unité de la Défense. Nous sommes spécialisés dans la prévention des accidents aériens. Et lorsqu'il y a un accident, nous menons l'enquête pour comprendre exactement ce qu'il s'est passé. Nous tentons d'identifier les causes de l'accident, afin de mettre en place des mesures pour éviter qu'il ne se reproduise. Le dernier gros accident remonte à 2021. Il s'agissait de la destruction d'un F-16. Aucun décès n'était à déplorer, le pilote avait réussi à s'éjecter. En 2024, nous avons eu trois incidents relativement graves qui ont sérieusement endommagé des appareils. Mais tout le personnel en est sorti sain et sauf.
La justice s'en mêle
Ce type de crise militaire implique également la société civile. Si cette unité de l'armée se concentre uniquement sur les causes de l'accident, la justice tente d'en déterminer les responsabilités. Dominique Libert, commandant militaire de la Province de Namur, explique :
La justice intervient dans le cadre de son enquête propre afin de déterminer les éventuelles responsabilités. Mais il y a également d'autres instances qui entrent en jeu. On peut citer les services de secours, les pompiers, les zones de police, ainsi que d'autres entités qui pourraient jouer un rôle spécifique dans ce type de crise.
Ces militaires resteront encore sur place ce mercredi pour poursuivre leur enquête fictive, avant de retourner à leur base aérienne de Beauvechain et de débriefer sur cet exercice annuel.