Chômage

Dinant : la CSC vient en aide aux exclus du chômage avec une séance d’information

publié le:26/09/2025 11:45:00 - mis à jour: 28/09/2025 01:55:49

Le syndicat CSC multiplie les séances d’information afin d’expliquer la réforme du gouvernement Arizona et d’orienter les personnes concernées. La plupart seront impactées dès le 1er janvier prochain.

« Quand vais-je perdre mes allocations de chômage ? Comment puis-je me réorienter ? Le CPAS peut-il m'aider ? ». Pendant une heure et demie, la CSC tente de rendre compréhensibles les effets, souvent très techniques, de la réforme du chômage. Nathalie Pirotte, responsable du service chômage pour la CSC Namur-Dinant, anime régulièrement ces séances. Elle confie :

Lors de mes présentations, je vois parfois des points d'interrogation dans les yeux des participants. Je m'arrête, je reformule et j'essaie de vulgariser au maximum. On n'a pas le temps de tout aborder, alors on donne des exemples concrets pour qu'ils puissent s'y référer.

La majorité des quinze personnes présentes sont de futurs exclus du chômage, venus chercher des informations précises. L'un d'entre eux raconte :

J'ai quand même obtenu des renseignements utiles pour les démarches à entreprendre et tenter de sauver ma situation. Ce qu'on vit n'est pas facile : on a des familles, des enfants, des conjoints et on a l'impression de n'être plus rien.

Très peu de jeunes participants

Certaines des personnes présentes ont aussi pu poser directement leurs questions aux intervenants de la CSC. Pour Nathalie Pirotte, l'accompagnement est indispensable :

Nous les orientons vers les démarches possibles, vers des formations, même si le choix est de plus en plus restreint. Nous leur laissons aussi un espace pour parler et évacuer un peu la frustration qu'ils ressentent aujourd'hui.

Beaucoup de personnes concernées par la réforme sont de jeunes demandeurs d'emploi qui perdront leurs allocations après un an, et non plus trois. Pourtant, peu d'entre eux assistent à ces séances.

Le message n'est pas bien passé pour eux, car on ne les voit pas. Avant l'été, beaucoup ne nous croyaient pas. À l'époque, quand ils se sont inscrits, on leur avait dit qu'ils auraient trois ans de droits. Aujourd'hui, on leur annonce un an. C'est quelque chose de tout à fait différent.

Outre Dinant, des séances d'information ont également été organisées à Beauraing et à Ciney.

Gautier Falque, Journaliste
gautier.falque@matele.be

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