Les écoles ont également été touchées par les inondations. A l'école communale du centre, les dégâts sont considérables. Certaines classes ne pourront pas rouvrir à la rentrée de septembre.
Cinq jours après les inondations, le directeur de l'école communale du centre nous emmène dans les sous-sols du bâtiment, toujours plongés dans le noir. Les lieux ont été inondés jusqu'au plafond. Toutes les installations sont fichues, comme nous l'explique Sébastien Fisson :
Au sous-sol se trouve notre piscine. Elle est complètement détruite. On a vidé je ne sais combien de milliers de mètres cubes d'eau. Il n'y a plus rien. Mais ce n'est que du matériel, il y a plus grave.
Dans un local situé à côté de la piscine, les cabines haute tension du gestionnaire Ores, qui alimentaient tout le quartier, sont hors d'usage et privent encore aujourd'hui d'électricité l'école et les foyers avoisinants.
Le directeur nous emmène ensuite dans les caves qui se situent de l'autre côté du bâtiment. Là, c'est tout le système de ventilation qui est touché et qui compromet la réouverture de plusieurs classes pour la rentrée de septembre:
Le nouveau bâtiment « Justine Henin » fonctionne avec un système de ventilation qui est hors service. Je n'ai pas de garantie que tout fonctionnera à la rentrée et de pouvoir y accueillir les enfants. Nous devrons probablement les rapatrier de l'autre côté.
Dans cette partie de la cave étaient également stockées les archives de l'école. Des dizaines d'années d'histoires ont disparu sous les eaux.
Au rez-de-chaussée, l'eau est montée jusqu'à 30 cm de hauteur sur toute la surface de l'implantation. Toutes les classes maternelles ont été touchées. De nombres mobiliers et jouets sont désormais fichus. Le reste tente d'être sauvé. Il y a en a pour des semaines à tout nettoyer, comme l'explique Sylvianne Delvaux, surnommée Madame Sissi, institutrice maternelle:
Il faut relaver tous les jeux de toutes les classes maternelles. On lave et quand on finit de frotter, on est bon à recommencer parce qu'il y a, à chaque fois, des résidus de boue. Il y a tellement à faire que l'on ne sait même pas par où commencer. Le lendemain des inondations, quand j'ai découvert ma classe, j'hésitais entre pleurer ou mourir de rire. Il y avait des larmes qui coulaient mais je ne savais pas lesquelles.
Heureusement, l'école peut compter sur l'entraide et la solidarité des gens, comme l'explique encore l'institutrice :
Nous avions lancé un appel sur Facebook pour nous aider à vider la cave. De nombreuses personnes ont répondu à l'appel et nous ont permis de vider la cave en moins d'une journée. Un tout grand merci à elles.
Quant à la rentrée de septembre, tout est mis en œuvre pour qu'elle puisse avoir lieu normalement, enfin presque. Le directeur Sébastien Fisson :
On fait tout pour avancer et renettoyer les lieux. La rentrée de septembre aura lieu. Elle sera différente, mais on sera là. L'année passée, on est rentré avec le Covid-19. Cette année, on rentrera avec les stigmates des inondations. On aimerait que cela se stoppe.