Inondations

La Ville de Rochefort rachète et démolit des maisons sinistrées par les inondations

publié le:05/03/2026 16:11:00 - mis à jour: 05/03/2026 17:15:47

À Jemelle, deux habitations fortement touchées par les inondations de 2021 sont en cours de démolition. Rachetées par la Ville de Rochefort, elles laisseront place à un espace public.

À Jemelle, dans l'Impasse du Pont, deux maisons marquées par les inondations de juillet 2021 disparaissent progressivement du paysage. La Ville de Rochefort a acquis ces bâtiments grâce à des subsides de la Région wallonne, avant de les faire démolir pour sécuriser le quartier et améliorer l'écoulement de la rivière.

Ces habitations avaient été identifiées comme des points noirs après la catastrophe. Selon Julien Defaux, bourgmestre de Rochefort, la démarche s'inscrit dans une stratégie plus large : réduire les obstacles à l'eau et limiter les risques lors de futurs épisodes de crue.

La Région wallonne a identifié ici des points qui compliquent l'écoulement de la rivière. Grâce aux subsides d'acquisition-démolition, nous avons pu racheter ces maisons et les faire démolir pour améliorer la situation en cas d'inondation. 

D'autres acquisitions prévues

Sur le chantier, la démolition est menée de manière méthodique. Arnaud Deckers, chef de chantier pour l'entreprise Ecodream - Dubois Dawance, détaille :

D'abord, tout ce qui est valorisable ou réutilisable est retiré — châssis, revêtements, salles de bain… Ensuite, une fois la structure ouverte, le bâtiment est démoli en toute sécurité, avec un tri des matériaux effectué au sol. Pour la démolition, il faut deux à trois jours. Puis environ une semaine pour le triage et l'évacuation de tous les matériaux.

Les espaces libérés ne seront pas reconstruits. La Ville prévoit d'y aménager un petit espace public avec quelques équipements légers comme des bancs ou un arbre, tout en laissant davantage de place à la rivière pour qu'elle puisse se dilater naturellement lors de fortes pluies.

D'autres acquisitions sont déjà à l'étude, y compris sur des terrains non bâtis, afin de maintenir des zones capables d'absorber l'eau et de réduire encore les risques pour les habitants.

Antoine Peret, Journaliste
antoine.peret@matele.be

 

Revoir Le Journal

CDJ

22H30