Politique

François Bellot : clap de fin à la commune après 42 ans de mandat

publié le:12/11/2024 10:07:00 - mis à jour: 13/11/2024 16:02:26

Photo Belga

Une page se tourne dans la vie politique rochefortoise : après un dernier mandat de conseiller, François Bellot quitte la scène communale , 42 ans après l’avoir rejointe. Retour sur son parcours politique.

Le premier rôle de François Bellot sur la scène politique local remonte à 1982 en tant que conseiller du CPAS, à l'âge de 28 ans, avant d'endosser d'autres fonctions, presque toute à l'échelon communal, dont la plus importante est celle de bourgmestre, pendant trois mandatures et demie.

De bourgmestre à ministre fédéral

Au fil de sa carrière politique, ses résultats électoraux lui permettront de franchir, pas à pas, les échelons politiques : communal, provincial, régional puis fédéral. Sa rencontre avec le Roi marque l'apogée de sa carrière politique en 2016. François Bellot devient alors Ministre fédéral de la Mobilité pendant quatre ans, avec une entrée en matière que peu lui envient, se rappelle le Jemellois :

Je suis arrivé comme ministre au moment des attentats de Bruxelles. J'ai prêté serment le matin devant le roi et je n'ai même pas eu le temps de m'y attarder. On m'a dit qu'une cellule de crise se tenait sur le coup de 13 heures. Je devais la présider. Ministre depuis trois heures à peine, je me retrouvais à la tête de la cellule de crise. On me fait part de la menace qu'il y a encore potentiellement trois terroristes dans la nature. D'autre part, il y a les compagnies aériennes et la police qui font pression. En tant que ministre, je devais prendre des décisions. Ce sont des moments pénibles qui m'ont particulièrement marqué. 

Sabena et Buizingen

Avant cela, deux autres missions plus particulières l'ont également marqué en tant que parlementaire : son rôle actif dans la commission d'enquête sur le faillite de la Sabena début des années 2000, puis son rôle de président de la commission spéciale « Sécurité du rail » suite à l'accident ferroviaire de Buizingen en 2009, qui coûta la vie à 19 personnes. François Bellot raconte :

Pour Buizingen, on a émis 122 recommandations. Il y en a tout de même près de 65 qui sont complètement mis en œuvre, dont le TCS sur toutes les lignes qui a coûté 3,2 milliards d'euros. Elle sert au quotidien pour la sécurité des navetteurs. D'ailleurs, ce modèle de commission a été copié dans un autre pays. Il faut avoir une grande indépendance d'esprit par rapport aux gens qui vous entourent pour assumer de manière intègre la mission qui vous est confiée. 

Un fidèle lieutenant du Mouvement Réformateur

François Bellot a occupé plusieurs fonctions politiques, toutes sous la même couleur. L'ingénieur civile de formation est un fidèle lieutenant du Mouvement réformateur. Un parti libéral qu'il a su remettre sur la carte politique rochefortoise avant de le défendre au niveau national, poursuit François Bellot :

J'appartiens à ce qu'on appelle le "libéralisme social". Partant du principe que la cohésion sociale est quelque chose d'importante, que la liberté d'entreprendre et le commerce et l'activité doivent être récompensés. Mais une partie des bénéfices doit servir à aider les personnes dans le besoin. Ces personnes qui sont en véritable incapacité de travailler. 

Conseiller provincial

François Bellot vient d'assister à son dernier conseil communal à Rochefort. Son mandat de conseiller prendra fin officiellement le 2 décembre prochain, date de l'installation du nouveau conseil. Le Jemellois quitte l'Hôtel de ville rochefortois sans pour autant tourner totalement le dos à la politique puisqu'il occupera encore un rôle de conseiller provincial pour les six prochaines années.

 

Benjamin Mars, Journaliste
benjamin.mars@matele.be

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