Politique

Fusion Marche-Rochefort : « il n’y a jamais eu d’étude de faisabilité »

publié le:16/12/2025 14:12:00 - mis à jour: 17/12/2025 16:08:14

Deux ans après le lancement d’une étude de faisabilité en vue d'une hypothétique fusion entre Marche-en-Famenne et Rochefort, on apprend aujourd’hui qu’elle n’a, en réalité, jamais existé.

Si vous vous demandiez ce qu'il était advenu de l'étude de faisabilité en vue d'analyser l'éventualité d'une fusion entre la Ville de Marche-en-Famenne et celle de Rochefort, lancée il y a deux ans, il n'en est rien. « Cette étude n'a jamais existé ». Révélation surprenante du bourgmestre Julien Defaux faite ce lundi soir au conseil communal, en réponse à une question du groupe ECOLO.

En 2023, les conseillers des deux communes avaient pourtant validé le lancement d'une étude menée par le BEP pour la province de Namur et par Idélux pour la province de Luxembourg.  Car si la création d'un pôle famennois de plus de 30.000 personnes, sur papier, semble présenter des avantages économiques (économies d'échelle, subsidiation), elle posait toute une série d'autres questions beaucoup plus complexes, d'ordre pratique, technique, financier et administratif.


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"Une décision de l'ancienne mandature"

Ces derniers jours, il était question dans la presse de conclusions « pas très bonnes ». Dans les faits, cette étude n'a jamais vu le jour. À la table du conseil, le bourgmestre justifie :

Nous avions commandé une étude et lancé une procédure de marché avec le BEP et Idélux. Mais l'offre reçue n'était pas concluante. Nous avons décidé de renoncer.

Du côté de Marche-en-Famenne, le bourgmestre Nicolas Grégoire précise :

L'étude n'a pas été lancée par la mandature précédente.

Sous-entendu sous le mayorat d'André Bouchat, fervent défenseur depuis de très nombreuses années, aux côtés de l'ancien bourgmestre de Rochefort, François Bellot, de l'idée d'une fusion. Nicolas Grégoire, qui reconnait ne pas avoir suivi le dossier de très près lorsqu'il était échevin, poursuit :

Il a été jugé que ce n'était pas le bon moment de le faire.

Les citoyens non consultés

Dans les couloirs de l'administration marchoise, il se murmure également un désaccord sur la manière de procéder : « lancer une étude aussi coûteuse, on parle de plusieurs centaines de milliers d'euros, sans une consultation populaire en amont ne faisait pas sens ». Un argument également mis en avant par Julien Defaux lundi soir.

On sent bien que la marotte d'André Bouchat et de François Bellot n'habite aujourd'hui plus vraiment le cœur des deux nouveaux dirigeants, même s'ils se disent conscients des défis à venir et de la nécessité de renforcer les synergies et les collaborations entre communes voisines afin d'assurer leur viabilité.

« Nous ne sommes pas fermés à d'éventuels rapprochements », tempèrent-ils. Mais à les écouter, les deux clans font le choix d'une posture d'observation. En résumé, on est ouvert, mais on ne bougera pas. Tout en précisant, des deux côtés, que ces réflexions de fusion devraient, le cas échéant, s'élargir à d'autres communes voisines : Beauraing ou Houyet pour Rochefort, Hotton ou Somme-Leuze, pour ne citer qu'eux, pour Marche-en-Famenne.

Morgane Halloy, Rédactrice en chef adjointe
morgane.halloy@matele.be

 

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