Politique
Fusion Rochefort-Marche : une étude de faisabilité est lancée
publié le:03/07/2023 17:46:00 - mis à jour: 05/07/2023 15:19:05
La commune de Rochefort a voté lors de son dernier conseil, le lancement d'une étude de faisabilité au sujet d'une éventuelle fusion entre les communes de Marche et de Rochefort.
Marche-en-Famenne et Rochefort, deux communes qui pourraient bientôt fusionner. L'idée, lancée il y a déjà plusieurs années, vise à créer un pôle famennois de plus de 30.000 personnes pour en retirer de nombreux avantages économiques comme l'explique le bourgmestre marchois, André Bouchat :
On dit souvent que Namur capte tous les subsides wallons. Avoir une commune de 30.000 habitants, c'est s'assurer un poids pour capter des subsides. Aujourd'hui, on sait que faire des économies va passer par la mutualisation des outils, par exemple.
Même si de nombreuses connexions existent déjà entre les deux communes, la faisabilité de cette fusion pose néanmoins plusieurs questions. Une étude va donc être lancée, menée par IDELUX pour la province du Luxembourg et par le BEP pour la province de Namur. Julien Defaux, bourgmestre f.f. à Rochefort :
On se pose des questions sur l'organisation, l'administratif, la faisabilité, les zones de police, de secours, etc. Cette étude va permettre d'obtenir des réponses et de voir ce qu'il est possible de faire.
Cela devra passer par un référendum
Pour les deux communes, l'avis des citoyens pèsera évidemment dans le choix de fusionner ou non, poursuit Julien Defaux :
Si on décide de partir sur une fusion, un référendum sera organisé, c'est la loi. On peut évidemment passer par une consultation populaire avant d'arriver à ce stade.
Les résultats de l'étude devraient informer les deux administrations sur la faisabilité du projet mais aussi répondre aux interrogations des citoyens globalement mitigés à l'heure actuelle. André Bouchat, bourgmestre de Marche :
On veut que nos citoyens puissent décider en toute connaissance de cause. Je peux comprendre qu'il y ait une sorte d'attachement à sa commune, à son clocher et je respecte ça.
L'étude vient d'être commandée et devrait durer entre 18 et 24 mois pour un budget de 200.000 euros subsidié à hauteur de 50.000 euros par la Région wallonne. La part restante sera divisée entre les communes proportionnellement au nombre d'habitants.