Agriculture
Henri et Chantal Vrancken : une vie au service de la diversification agricole
publié le:01/10/2024 12:23:00 - mis à jour: 03/10/2024 10:19:08
Henri Vrancken et son épouse Chantal ont toujours été précurseurs à Ossogne. Culture de fraises, de pommes de terre, de légumes et vente directe. Ils tournent la page de leur magasin d'Hamois. Portrait
Henri et Chantal Vrancken, agriculteurs à Ossogne, ont décidé de tourner la page, maintenant que l'affaire est entre les mains de leur fille Carine. Pendant plusieurs dizaines d'années, ils ont travaillé ensemble d'arrache-pied sur leur exploitation avec un maître-mot : la diversification.
On avait toujours la ferme traditionnelle. Puis, on s'est dit "Tiens, on n'est pas dans les bêtes tout le temps, on ferait bien quelque chose dans les cultures." C'est comme cela qu'on a commencé la culture des fraises. C'était une découverte pour nous. On a commencé avec une petite quantité qui a rapidement grandi.
À côté des fraises à l'ancienne, arrive le temps des pommes de terre. Un projet réalisé en collaboration avec d'autres cultivateurs.
Dans mon esprit, je me suis dit "Faisons des travaux ensemble. Il y a un agriculteur qui apporte de la technique, un autre le produit, l'autre le matériel. L'avantage, c'est qu'on pouvait compter les uns sur les autres si on voulait partir en vacances.
La collaboration a eu son temps. Mais la famille Vrancken a continué les pommes de terre, initiant une nouvelle collaboration avec un maraîcher. C'est l'aventure des légumes qui commence.
Chacun a ses moyens. On a tous travaillé ensemble. Cela nous a permis d'avancer. On est resté dans les pommes de terre et les fraises. On a appris les uns des autres par rapport à nos productions. C'était parfait !
Pour Henri Vrancken, la valeur de la collaboration est essentielle. Un partage de savoir, un échange de compétences. Le meilleur collaborateur qui a compté pour Henri Vrancken, c'est son épouse Chantal.
Bien sûr ! Tout seul, je ne saurai pas le faire ! Quand je me suis retrouvé tout seul avec les fraises au début, c'était la panique. On s'est dit "Comment on va faire pour les vendre". On a trouvé des solutions et on est parvenus à vendre les fraises nous-mêmes.
Le couple Vrancken tourne la page du magasin de Hamois. Rassuré de pouvoir s'appuyer sur les épaules de leur fille pour voir leur entreprise perdurer.
Le contact avec les consommateurs et les visiteurs leur manquera sans doute. Le partage et la pédagogie ont toujours fait partie de leurs essentiels.