Bénévolat

Journée mondiale des aînés : quand les plus de 65 ans soutiennent l’économie invisible

publié le:01/10/2025 16:48:00 - mis à jour: 01/10/2025 17:34:13

Les seniors s’investissent dans le bénévolat, s'occupent des enfants ou d'un proche. Pour la Journée mondiale des personnes âgées, leurs représentants lancent un appel à plus de reconnaissance.

Albert Maniquet, 79 ans, président de la Croix-Rouge de Rochefort, fait partie des 600.000 seniors belges actifs dans le bénévolat. 18 jours par mois, il assure le transport de personnes qui ne conduisent plus. À la retraite, mais loin d'être inactif, Albert a des journées parfois plus chargées que celles de nombreux travailleurs. Pour lui, le bénévolat est bien plus qu'un engagement : c'est une nécessité.

Au moins, j'ai quelque chose à faire. Je ne suis pas du genre à rester assis dans mon fauteuil. Cette activité me permet de garder la forme et d'avoir un vrai rôle social. C'est agréable de discuter avec les gens qu'on aide.

Albert n'est pas un cas isolé. Un quart des plus de 65 ans en Belgique s'investissent dans le bénévolat. Des aînés qui, comme lui, jouent un rôle essentiel dans la société et dans l'économie.

Depuis que je fais ce travail, je n'ai jamais eu l'impression d'être une charge. Au contraire, je vois beaucoup de seniors actifs. Dire que les personnes âgées sont inactives, c'est une fausse rumeur.

À Rochefort, la Croix-Rouge repose largement sur ces retraités : la majorité des cinquante bénévoles ont passé l'âge de la pension, comme Annie et Lili.

On se plaît bien ici. On a un but dans la semaine, on voit du monde et on n'est pas enfermées chez nous. C'est agréable.

Indispensables pour les gardes d'enfants

L'implication des aînés dépasse le bénévolat associatif. Dans la sphère familiale aussi, leur rôle est déterminant : 40 % des heures de garde d'enfants sont assurées gratuitement par les grands-parents, ce qui permet à des milliers de parents de travailler. Daniel Vandaele, président du Conseil consultatif fédéral des aînés, insiste sur cette contribution souvent méconnue :

Cela aide à la cohésion des familles et c'est très important. Les places en crèche sont parfois rares et souvent chères. Dans bien des cas, les grands-parents deviennent la bouée de sauvetage.

Le Conseil consultatif fédéral des aînés plaide ainsi pour une meilleure reconnaissance. Il appelle à considérer, écouter et valoriser les personnes âgées pour leur engagement, trop souvent invisible.

Gautier Falque, Journaliste
gautier.falque@matele.be

Revoir Le Journal

CDJ

22H30