J+2 après la tornade à Beauraing et l'heure est toujours au constat... d'assurances. Qui contacter ? Comment s'y prendre ? Les questions sont multiples et les réponses pas toujours simples.
Deux jours après le passage de la tornade, certaines rues et quartiers beaurinois ressemblent toujours à un champ de bataille. Les corps de métier sont à pied-d'œuvre: toitures, charpentes, électricité... Il faut tout remettre en ordre le plus vite possible. Sur le pont également, experts et contre-experts en assurances se succèdent auprès des sinistrés. Depuis ce dimanche, il tente de constater l'étendue des dégâts, comme l'explique Fanny Lentier, inspectrice pour AG Insurance:
On s'occupe dans un premier temps de l'assistance, comme un bâchage de la toiture par exemple. Comme ça, on peut envoyer directement une société pour la sécurisation en urgence. On essaye d'être là aussi pour rassurer les gens avant tout.
Vanessa Ernould, une locatrice sinistrée, témoigne dans ce sens:
Ils viennent sur place et sont à nos côtés pendant que nous, on a la tête ailleurs. On est dans le désastre. A ce moment-là, avoir une personne qui a les pieds sur terre, ça fait du bien !
Hier, en début de matinée, le premier conseil était surtout de se mettre au sec, comme le détaille Eric Van Nimmen, expert après sinistre:
Bâcher, sécuriser, étançonner... Il faut aussi mettre des panneaux sur les carreaux pour se protéger.
Fanny Lentier poursuit:
C'est toujours mieux de laisser en l'état ou de prendre un maximum de photos. Mais c'est bien plus facile à gérer si l'expert vient directement sur place.
Un assureur à retardement
L'assureur de Johan Vaillant, un propriétaire beaurinois sinistré, n'a pas fait preuve d'autant de réactivité après la catastrophe. Hier, le couvreur mandaté par le courtier était débordé et n'a pu venir que ce matin pour couvrir le toit de la maison endommagée. Du coup, après deux jours sans bâche et avec la météo pluvieuse de la nuit passée, les dégâts sont encore plus importants.
On a des infiltrations à l'intérieur, les plafonnages gonflent, la boiserie souffre également...
Eric Van Nimmen donne d'autres éléments de réponse aux questions que les sinistrés se posent peut-être encore:
On essaye de permettre aux gens de rester chez eux dans la mesure du possible, en toute sécurité, en faisant rapidement les travaux de sécurisation. Quand ce n'est pas possible, il y a l'hôtel. On n'a pas de baguette magique, il va donc falloir mettre tout cela en place et rassurer les gens pour qu'ils ne se sentent pas abandonnés. Mais cela va prendre du temps.
Du temps pour panser les plaies, c'est une évidence, qu'elle soit matérielles ou bien morales...