Environnement

L’équipe de « Y a pas de planète b » plante une forêt

publié le:27/03/2025 15:55:00 - mis à jour: 27/03/2025 16:03:01

Toute l’équipe a décidé de passer à l'action et a transformé un petit bout de terrain en microforêt de 600 arbres de 19 espèces di?érentes. Mais est-ce vraiment LA solution miracle pour le climat ?

L'équipe de « Y a pas de planète b » s'est lancé un défi ambitieux : planter 600 arbres en une journée. Ce qui a débuté comme une conversation de machine à café s'est transformé en véritable action environnementale, mobilisant toute l'équipe et quelques collègues déterminés.

Gwen le rappelle d'entrée, "Ça a l'air beaucoup 600 arbres, mais c'est une petite plantation". Il s'agit de rester humbles face aux enjeux forestiers. De plus, si la plantation d'arbres est souvent présentée comme une solution miracle, il faut nuancer cette perception.

Les forêts rendent des services écosystémiques essentiels. Entre 2010 et 2019, elles ont absorbé un tiers de nos émissions de CO2. Elles constituent également des habitats irremplaçables pour la biodiversité, procurent de l'ombre lors des canicules et améliorent même notre bien-être psychologique. 

La forêt wallonne va mal

Pourtant, le constat est alarmant : depuis 1990, le monde a perdu 178 millions d'hectares de forêts, soit l'équivalent de 38 fois la superficie de la Belgique. En Wallonie, la situation n'est guère plus reluisante. Selon la Région wallonne, 41% des feuillus et 50% des résineux sont actuellement en mauvaise santé. Hugues Claessens, professeur de sylviculture et écologie forestière à l'ULiège, explique : 

 

La grosse explication, c'est le changement climatique qui amène en parallèle au réchauffement des excès de chaleur, des excès de sécheresse. Les arbres se sont habitués pendant les siècles passés à un certain environnement. Et si cet environnement change fortement et rapidement, comme c'est le cas maintenant, les arbres ne sont pas forcément adaptés. Ils ont des problèmes de circulation de la sève, de trop de chaleur au niveau des feuilles. 


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La solution ? La diversité. "C'est la seule manière qu'on a pour le moment de lutter contre les problèmes sanitaires de la forêt," affirme Hugues Claessens. Or, en Wallonie, 57% des peuplements ne comptent qu'une ou deux essences, et les épicéas, particulièrement vulnérables au changement climatique, représentent encore 25% des arbres.

La petite plantation réalisée par l'équipe intègre cette leçon en incluant 19 espèces différentes, réparties en trois hauteurs pour favoriser l'entraide entre les arbres et renforcer la résilience de l'ensemble.

Alors, planter des arbres est-il la solution miracle face au changement climatique ? Malheureusement, non mais il faut encourager ce geste symbolique, riche de promesses. 

 

Céline Sérusiaux, Rédactrice en chef
celine.serusiaux@matele.be

 

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