Patrimoine
La Forteresse de Poilvache toise toujours la Meuse
publié le:14/02/2018 17:42:00 - mis à jour: 15/02/2018 13:42:58
Patrimoine exceptionnel de la région mosane, les ruines de la Forteresse de Poilvache sont les témoins du Moyen-Âge. Aujourd'hui, ce site passionne encore les historiens et les archéologues.
L'agence wallonne du Patrimoine a dévoilé ce jeudi son 151e « Carnet du Patrimoine » intitulé "Poilvache, une forteresse médiévale en bord de Meuse". Depuis le XIIIème siècle, les pierres de Poilvache dominent la Meuse et le petit village de Houx. L'emplacement était idéal au Moyen-Âge pour implanter une forteresse et la défendre de ses assaillants. En plus, à l'époque, le fleuve mosan était l'axe de circulation majeur de la région. Pierre-Hugues Tilman, archéologue, confirme:
Sur la tour, les soldats avaient une vision de la Meuse sur environ six kilomètres, tant vers Bouvignes que vers Namur. C'était primordial à l'époque médiévale de pouvoir observer l'environnement de très loin pour prévenir d'une quelconque attaque.
A l'époque médiévale, la Forteresse de Poilvache a fait l'objet de nombreuses convoitises dûes notamment à sa position géographique. Dinant n'est qu'à quelques kilomètres et la "Cité des Copères" faisait partie de La Principauté de Liège. La forteresse yvoirienne, quant à elle, appartenait au Duc de Bourgogne. Ces deux grandes puissances ennemies voulaient se l'approprier.
Poilvache va même être considérée comme une menace potentielle par le Prince Evèque de Liège qui la détruira en 1430.
Depuis sa destruction, il ne reste que des ruines de la Forteresse. Deux hectares et demi de vestiges rappellent une époque révolue. Ce patrimoine exceptionnel de la région mosane doit être préserver de l'usure et restaurer, à en croire Jacques de Pierpont, spécialiste en la matière:
Le site est livré à lui-même depuis longtemps et il présente certains risques. Le maintenir serait très intéressant.
Mais pour cela, il faut de l'argent, beaucoup d'argent même. D'après les experts, la restauration du site nécessiterait plusieurs millions d'euros.
>> Rejoignez-nous sur le groupe Facebook "Yvoiriennes, Yvoiriens"