Economie

La Wraperie Dinantaise : SOS entreprise en détresse

publié le:08/11/2024 16:26:00 - mis à jour: 11/11/2024 15:44:08

Né en 2023, la Wraperie Dinantaise a du mal à trouver son public. Si les finances ne sont actuellement pas au beau fixe, le couple originaire de Dréhance se laisse deux ans pour remonter la pente.

Depuis maintenant un an, Julie Charlier et son époux fabriquent des wraps dans leur atelier de Dréhance. Ce projet avait germé dans leurs esprit en 2021. Il leur aura fallu deux ans d'essais et l'investissement dans plusieurs machines pour trouver la recette et la méthode de fabrication de ces crêpes artisanales. Pourtant aujourd'hui les ventes ne décollent pas, explique Julie Charlier.

On fait un peu le bilan après un an d'activité. On voit que le système que l'on avait choisi, celui de laisser libre au personne de venir jusqu'à l'atelier pour venir acheter leur wraps, ne fonctionne pas. Les clients n'ont pas le temps, ils aiment le produit, mais pas de là à faire un détour pour venir en acheter à Dréhance.

La manière de faire du commerce a évolué en 20 ans

Il faut dire que les premières années d'une entreprise sont déterminantes. C'est à ce moment-là que l'entrepreneur assoit son produit auprès de sa clientèle, mais aussi qu'il commence à vivre de son activité, ou pas, explique Aurélie Marichal, directrice de l'UCM Namur.

Faire du commerce maintenant, n'a plus rien avoir avec avant. On sait que les tendances du consommateur ont fortement évolué, qu'il y a eu l'apparition des ventes en ligne,...  Les crises successives ont beaucoup rabattu les cartes. Faire du commerce à l'heure actuelle, c'est davantage être chef d'entreprise et pouvoir anticiper les éventuelles difficultés qui viendront se mettre sur le chemin de l'entrepreneur. 

Plusieurs initiatives pour redresser la barre

Pour pallier les faiblesses de leur activité, le couple a récemment questionné sa clientèle sur les réseaux sociaux. Julie Charlier raconte que plusieurs solutions ont alors émergé, comme la conception de box repas, des partenariats avec d'autres professionnels ou une nouvelle identité visuelle.

Je me suis rendue compte que certaines personnes ne savaient même pas que mon produit était aussi vendu dans leur commerce local. Je constate donc qu'il y a un problème au niveau de la visibilité. Nous avons donc décidé de refaire des étiquettes avec des couleurs plus vives et de créer un présentoir coloré. 

En Wallonie, deux commerces sur cinq perdurent après 10 ans 

Une situation partagée par de nombreuses entreprises en Wallonie. Après 10 ans, seule une entreprise sur deux reste en activité tous secteurs confondus. Et dans celui du commerce, le constat est aussi sévère. Seuls deux commerçants sur 5 voient leur activité perdurer.

Tant que l'on n'a pas tout entrepris pour redresser la barre, il faut continuer. Mais il faut aussi pouvoir aussi s'arrêter avant qu'il ne soit trop tard. C'est-à-dire, avant d'avoir un endettement trop important qui ne permettra pas de rebondir sereinement dans un second temps. 

Pour Julie et son compagnon, rien n'est encore perdu. Le couple se donne encore deux ans pour améliorer leur situation.

Perrine Borlée, Journaliste
Perrine.borlee@matele.be

 
 
 

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