Elections 2024

Le remplacement de Geneviève Lazaron et Richard Fournaux en tant que députés provinciaux pose un problème de parité

publié le:13/06/2024 15:39:00 - mis à jour: 13/06/2024 17:47:27

Richard Fournaux et Geneviève Lazaron devront quitter le Collège car ils ne peuvent pas être à la fois députés provinciaux et députés régionaux. Les remplacer ne s'annonce pas si évident.

À la suite des élections du 9 juin 2024, la Richard Fournaux et Geneviève Lazaron devront quitter le Collège. Fraîchement élus députés régionaux, ils ne pourront pas cumuler avec un mandat provincial. Problème : Geneviève Lazaron était la seule femme au sein du Collège qui doit au minimum en compter une à Namur. Geneviève Lazaron était également la seule femme du groupe "Les Engagés" à la Province ce qui pose problème pour la remplacer. Une solution semblerait avoir été trouvée. Les Engagés ont annoncé organiser une conférence de presse ce vendredi 14 juin à 8h30 à Namur pour révéler le nom des remplaçants de Geneviève Lazaron à la Province et au Parlement fédéral du conseiller provincial et président du BEP Stéphane Lasseaux.

La solution pourrait aller reposer sur le partenaire de majorité MR. Si celui-ci remplacerait alors Richard Fournaux (également appelé à la région et laissant son siège vide à la Province) par une deux conseillères provinciales bleues pour assuré une mixité. Cet échange permettrait alors aux Engagés de remplacer Geneviève Lazaron par un homme. Geneviève Lazaron au micro de nos confrères de Boukè s'exprime :

Écoutez, je ne fais pas partie des négociations, mais, à mon avis, ça va devoir se discuter effectivement.

Pour Richard Fournaux, député provincial MR, plusieurs options sont effectivement sur la table :  

Il y a Valérie Lecomte qui est bourgmestre de Somme-Leuze. Mais à quelques mois des élections, ça me paraît un peu compliqué pour elle de démissionner. Mais c'est son choix, c'est sa responsabilité. Elle aurait tout à fait le droit. Et en plus, avec le beau score qu'elle a réalisé aux élections fédérales dimanche, elle serait en toute légitimité députée provinciale. Ça ne fait pas l'ombre d'un doute. Et puis, il y aussi Marie-Frédérique Charles qui est arrivée en 2023 suite au départ de Luc Gennart et qui pourrait aussi siéger au collège provincial.

Pour ce qui est de la constitution, la question reste sans réponse. Stéphanie Wattier, constitutionnalise à l'UNamur: 

Y'a-t-il une sanction si un collège provincial n'a pas de femme qui y siège ? Là, il n'y a pas de réponse malheureusement. Le droit dit quoi ? Il ne dit rien, au fait. Le code ne prévoit pas de sanction spécifique à cette difficulté.

Un Collège masculin le temps de quelques mois serait pour le réformateur Richard Fournaux une erreur politique impardonnable. Alors quel dénouement à cette conséquence électorale ? 

Fiorine Guéry, Journaliste
fiorine.guery@matele.be

 
 

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