Crise énergétique

Les agriculteurs saluent les aides fédérales face à la hausse des coûts de l’énergie

publié le:22/04/2026 16:57:00 - mis à jour: 26/04/2026 10:58:12

Concrètement, les agriculteurs, qui dépendent souvent d’un régime de taxation forfaitaire, bénéficieront d’une déduction fiscale plus importante pour leurs dépenses en carburants.

Dans les fermes, les engins agricoles sont particulièrement gourmands en carburant. Pourtant, ils restent indispensables dans l'exploitation d'Édouard Deneil, à Pessoux, dans la commune de Ciney : pour tasser, transporter ou encore épandre.

Sans mazout, on ne peut ni nourrir nos bêtes, ni produire les cultures destinées à les nourrir ou à nourrir les consommateurs.

Pour assurer son activité, l'agriculteur doit faire le plein de plus de 200 litres tous les cinq jours. Au total, l'ensemble de ses machines consomme près de 4 000 litres de carburant par mois. Dès lors, chaque hausse des prix pèse lourdement sur l'exploitation. D'autant que, dans le même temps, les revenus agricoles sont en recul.

Le lait ne remonte pas, les céréales sont au plus bas, les betteraves et les pommes de terre suivent la même tendance. Même la viande est en baisse depuis plusieurs semaines. Il y a beaucoup de spéculation et, pour le moment, tout est à la baisse, ce qui nous met en difficulté.

Un premier pas

Les agriculteurs ont été entendus : le gouvernement fédéral a décidé d'agir, avec une déduction fiscale renforcée sur les dépenses en carburant.

Pour une fois, on a le sentiment d'être un peu soutenus. Ce n'est pas parfait, mais ce n'est pas négatif non plus. Il y a du positif, même s'il était temps. Ce n'est qu'une aide partielle, alors qu'on attendrait davantage de soutien face à la situation.

Les agriculteurs réclament des mesures supplémentaires, notamment l'instauration de prix de vente minimums afin de limiter les fortes fluctuations du marché. Cette aide constitue donc un premier pas. Mais pour ces gros consommateurs d'énergie, l'attente reste la même : un retour rapide à des prix plus stables.

Gautier Falque, Journaliste
gautier.falque@matele.be

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