Covid-19

Les élèves de 5eme et 6eme retracent leur vécu après deux ans de crise sanitaire

publié le:10/02/2022 17:34:00 - mis à jour: 11/02/2022 10:57:19

Avec la grève générale dans l’enseignement, c’est un nouveau coup dur pour les élèves qui sont privés de cours. Ils reviennent avec nous sur ces deux années compliquées où la résilience est le maître-mot.

À l'Institut de la Providence à Ciney, la classe de 6ème hostellerie a payé d'un très lourd tribu les va-et-vient entre cours en présentiels et cours à distance. Dans cette école, presque aucun professeur n'est absent pour faire grève. Il n'empêche, comme dans le reste du pays, ils ont dû s'adapter à cette situation unique. En effet, difficile pour Maloé Houz d'apprendre la cuisine depuis son salon:

Avec le Covid, on devait cuisiner chez nous, on devait faire nos courses nous-même. Parfois, ce n'était pas toujours possible de faire les courses à cause du confinement. En plus, à la maison, nous n'avons pas le matériel adapté pour nos cours. A l'école, on a nos ustensiles, nos mallettes de cuisine et tout ce qu'il faut.

Si Maloé a tenu le coup, c'est grâce au soutien de ses professeurs durant ces périodes de cours à la maison qui, elle l'espère, ne seront plus jamais la règle:

Heureusement que les profs nous donnent du punch et sont toujours derrière nous pour nous soutenir. Je suis super fière d'être dans cette école et je me sens vraiment prête pour cette nouvelle année.

Une solitude bien présente

Au Collège Notre-Dame de Bellevue de Dinant les cours sont généraux. Le distanciel est théoriquement plus accessible. Pourtant, la solitude face aux cours a posé quelques problèmes, explique Élise Wautier, une élève de 5eme:

On avait des cours en visio tous les jours. Il fallait bien choisir son lieu de travail pour suivre les cours. Il fallait prendre l'habitude de travailler sans voir les profs. Heureusement, on avait les amis qui nous motivaient, mais on restait seul chez nous. Il a vraiment fallu s'accrocher pour rester motiver.

La Rhéto c'est aussi l'année où l'on se forge des souvenirs inoubliables. Lou Goossens, élève de 6ème, n'a pas décroché de ses cours, mais elle a le sentiment que la magie de sa 6eme année lui est volée:

On a un sentiment d'injustice parce qu'on a perdu beaucoup de temps dans notre scolarité que ce soit au niveau scolaire ou social. D'un certain côté ça va mieux aujourd'hui, mais on a encore peur que certaines de nos activités soient annulées. Par exemple, on n'a pas eu notre bal de Rhéto. On a vraiment un sentiment d'injustice.

L'injustice décrite par cette élève, c'est tout le secteur éducatif qui le porte sur ses épaules. Ce jeudi, une bonne partie s'est mis en grève pour dire stop au manque de moyens qui impactent la qualité de l'enseignement en Wallonie.

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CDJ

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