Élevage

Les plus beaux moutons de Wallonie en compétition à Ciney

publié le:13/07/2025 17:09:00 - mis à jour: 16/07/2025 12:11:51

Le marché couvert a accueilli un grand concours ovin réunissant plus de 300 moutons présentés par 40 éleveurs passionnés.

300 moutons, 12 races, 40 éleveurs… et une ambiance sonore à la hauteur du cheptel. Le marché couvert de Ciney a accueilli un concours ovin pas comme les autres. Objectif pour les éleveurs venus de toute la province de Namur : mettre en valeur la qualité de leurs animaux, tant sur le plan esthétique qu'agronomique.

À première vue, les bêtes peuvent sembler similaires. Pourtant, les jurys, composés d'experts, savent exactement où porter leur regard : qualité de la viande, finesse de la laine, couleur et forme de la tête… Rien n'échappe à leur œil affûté. Parmi les participants, Marc Dejardin, éleveur à Agimont (Hastière), présente neuf moutons. Pour lui, ce genre de rendez-vous est bien plus qu'un simple concours :

Quand on est chez nous, on se dit qu'ils sont magnifiques et que ce sont les plus beaux. Et puis quand on va au concours, on voit les choses différemment parce qu'on compare avec les autres. Je me dis donc que je pourrais encore améliorer certaines choses. Nous sommes des sélectionneurs. On choisit les meilleurs animaux qu'on accouple entre eux pour essayer d'avoir toujours mieux.

Au-delà de l'émulation, ces concours représentent aussi une vitrine précieuse pour les éleveurs, qui peuvent vendre certains moutons ou valoriser leur travail auprès de futurs acheteurs.

L'élevage ovin belge de plus en plus qualitatif

Ce type d'événement permet aussi de juger le potentiel "boucher" des animaux, comme le souligne Jacques Rappe, membre du jury :

Il faut que le concours représente ce qu'on veut retrouver en boucherie, parce que c'est quand même ça, la finalité. C'est pour cette raison que les critères sont stricts.

Si le concours ne rapporte pas d'argent, il génère en revanche des échanges précieux entre professionnels, comme l'explique Fanny Hontoir, secrétaire de l'association provinciale des éleveurs ovins namurois :

C'est une façon, finalement, de faire progresser les élevages au fil des années. Que ce soit en Flandre ou en Wallonie, il y a cette possibilité d'échanger, de s'inspirer les uns des autres. On se dit : tiens, je suis en compétition contre un tel, je vois que sa brebis est mieux préparée, le pelage plus soigné… Ce sont des petits détails, mais qui font avancer tout le secteur.

Et les résultats sont visibles : la qualité de l'élevage ovin belge n'a jamais été aussi élevée.

Gautier Falque, Journaliste
gautier.falque@matele.be

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