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Marre des images IA ? Une graphiste cinacienne défend son métier

publié le:02/07/2026 12:00:00 - mis à jour: 02/07/2026 14:06:35

À Ciney, une jeune graphiste a décidé de défendre son métier en montrant sur les réseaux sociaux ce qui, selon elle, distingue encore une création humaine d'une image générée par une IA.

Installée à Ciney depuis deux ans, Emma Hermant voit les visuels créés par l'intelligence artificielle envahir les réseaux sociaux. Si cette graphiste reconnaît l'utilité de certaines fonctionnalités de ChatGPT, elle regrette une certaine uniformisation au niveau des visuels créés.

Le problème avec l'intelligence artificielle, c'est que beaucoup de visuels se ressemblent. On retrouve les mêmes codes pour une brocante, une guinguette ou un anniversaire. Pourtant, le but est de créer quelque chose d'unique et de personnalisé.

Pour illustrer son propos, la graphiste a publié sur les réseaux sociaux une comparaison entre des visuels générés par ChatGPT et ses propres créations. Une manière de montrer ce que le regard d'un professionnel peut apporter.

Un graphiste réfléchit aux couleurs, à la typographie et à la cohérence de l'ensemble. L'objectif est de créer un visuel qui reflète réellement une marque, une entreprise ou un événement.

Pas de baisse de clientèle

Emma Hermant utilise elle aussi l'intelligence artificielle, notamment pour l'aider à communiquer ou à organiser certaines tâches. En revanche, elle refuse de l'utiliser pour concevoir des identités visuelles. Selon elle, le public perçoit encore la différence.

Beaucoup de personnes me disent qu'elles n'en peuvent plus de voir toujours le même style d'images. Je pense que les gens vont finir par se lasser. Aujourd'hui, ils reconnaissent encore la qualité du travail réalisé par un graphiste comparé à celui d'une IA.

Pour l'instant, elle ne constate d'ailleurs aucune baisse de clientèle. Convaincue que son métier a encore de l'avenir, elle estime toutefois que les graphistes doivent miser sur ce qui les rend irremplaçables : la relation avec leurs clients.

Il faut prendre le temps de comprendre les envies, les valeurs et le message que la personne veut transmettre. C'est cette compréhension du projet et de son créateur qui permet de construire une véritable identité visuelle.

Pour Emma Hermant, l'intelligence artificielle reste avant tout un outil. Tant que les clients rechercheront de l'écoute, de la créativité et un accompagnement personnalisé, elle est persuadée que le métier de graphiste conservera toute sa place.

Gautier Falque, Journaliste
gautier.falque@matele.be

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