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Ne cherchez pas un poisson d’avril sur ce site, il n’y en a pas!

publié le:01/04/2021 12:37:00 - mis à jour: 01/04/2021 13:19:05

Photo d'illustration : Flickr

Comme l’année dernière, la rédaction de Matélé a choisi de ne pas réaliser de reportage «poisson d’avril». On vous explique pourquoi.

*** Cet article n'est pas un article d'information, il s'intègre dans le cadre du projet OFF***

 

Ne cherchez pas, il n'y en n'a pas. Pas de reportage loufoque ou d'article en complet décalage avec la réalité sur ce site. Pour la deuxième année consécutive, Matélé a décidé de ne pas sacrifier à la tradition du premier avril, pourtant très répandue dans les médias.

 

 

Pour plusieurs raisons.

 

 

D'abord, depuis un an, notre réalité a basculé dans un énorme poisson d'avril. Si nous vous avions raconté notre vie d'aujourd'hui, le 1er avril 2019, vous auriez pensé que nous y étions allés un peu fort pour notre poisson d'avril.

Auriez-vous cru à une vie masquée, à des rendez-vous pour pouvoir aller acheter une paire de sandalettes, à des restaurants et des écoles fermés, à des attestations pour aller faire vos courses à Givet ? Auriez-vous cru à ces bureaux de télétravail improvisés au milieu des salons ou des cuisines, à ce personnel soignant héroïque habillé en cosmonaute, à ces courbes d'hospitalisations que l'on scrute plus que celles des températures, à cette obligation de s'asseoir côté fenêtre dans le train de la mer?

Non, vous n'y auriez pas cru et on n'aurait pas osé l'imaginer. Du coup, quand on vit depuis douze mois, dans une réalité à ce point inédite, il nous apparaissait compliqué de trouver une idée de poisson d'avril décalée.

 

 

Ensuite, cette pandémie charrie bon nombre de ce qu'on nomme aujourd'hui des «fake news», des fausses informations en bon français, et autres théories du complot. Elle a parfois encore accentué la crise de confiance entre vous et nous regroupés un peu vite sous le terme "les médias", certains d'entre vous nous accusant de répandre à dessein de fausses informations, de travailler pour le compte du gouvernement, des firmes pharmaceutiques ou de vouloir absolument vous faire peur. Il n'en est évidemment rien (nous vous l'avions expliqué ici), nous travaillons uniquement pour vous et pour vous informer. Cependant, dans ce contexte de défiance, nous préférons investir notre temps dans de la transparence (c'est d'ailleurs l'unique objet du projet off), plutôt que dans un reportage « bidon ».

 

 

Enfin, nous savons que beaucoup d'entre vous sont en grande souffrance. Vous connaissez la maladie et le deuil, des pertes de revenus ou une grande détresse psychologique. Si, tous les jours, nous cherchons des sujets légers, pour nous rappeler que, malgré tout, la vie peut être belle, nous n'avions pas le cœur à vous faire prendre des vessies pour des lanternes.

La rédaction

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