Santé

Piqûres sauvages en milieu festif : quels réflexes après une agression ?

publié le:27/07/2026 15:42:00 - mis à jour: 27/07/2026 17:08:08

Unsplash : Marcel Strauß

Ce week-end, lors de la kermesse d'Anseremme, à Dinant, deux cas de piqûres sauvages nous ont été signalés. Un médecin urgentiste rappelle les réflexes à adopter.

Les festivals, concerts et fêtes de village rythment l'été. Mais derrière l'ambiance festive, certains événements peuvent aussi être le théâtre d'agressions. Ce week-end, lors de la kermesse d'Anseremme, dans la commune de Dinant, deux cas de piqûres sauvages nous ont été rapportés, malgré des contrôles de sécurité réalisés à l'entrée du site.

À ce stade, aucune plainte n'a encore été déposée auprès de la zone de police Haute-Meuse. Les forces de l'ordre rappellent néanmoins qu'en cas de piqûre suspecte, comme pour toute agression, il est recommandé de déposer plainte afin de faciliter les investigations. Dans l'incertitude ou en cas de situation d'urgence, le 112 reste le premier réflexe à avoir.

Que faire en cas de piqûre ?

En cas de piqûre suspecte ou si une personne pense avoir été droguée à son insu, la rapidité de la prise en charge est essentielle. Henri Thonon, médecin urgentiste au CHU UCL Namur, explique :

Quand on pense avoir été piqué ou avoir ingéré une drogue, c'est important de se rendre rapidement dans un service d'urgences. Plus vite on le fait, plus les traitements préventifs contre certains risques infectieux (comme l'hépatite B ou le Sida) ont des chances d'être efficaces.

Les symptômes peuvent varier en fonction de la substance administrée. Les médecins privilégient donc une prise en charge basée sur l'état clinique du patient plutôt que sur le type de drogue.

Le rôle des proches

Selon le médecin urgentiste, dans ce type de situation, les proches jouent également un rôle déterminant :

Les premiers signes d'alerte peuvent être de la confusion, des discours incohérents ou des troubles neurologiques. Certaines drogues provoquent aussi une altération de l'état de conscience. C'est rarement le patient qui se rend compte que son comportement change. Ce sont souvent les proches qui remarquent une somnolence ou une attitude anormale.

 

Fiorine Guéry, Journaliste
fiorine.guery@matele.be

 
 

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