Tornade
"Près de quatre mois après la tornade, je dois toujours vider l'eau des bâches pour éviter l'inondation"
publié le:15/10/2021 10:38:00 - mis à jour: 15/10/2021 18:20:26
Près de 4 mois après la tornade, beaucoup de sinistrés n’ont pas retrouvé une vie normale. De nombreux toits sont encore bâchés et il est difficile de commencer les travaux tant que la pluie ne s’arrête pas.
Rue de Rochefort à Beauraing, les bâches sont encore visibles sur de nombreux toits et les plaques de bois remplacent encore beaucoup de fenêtres. La reconstruction après la tornade du 19 juin avance, mais on est loin du bout du tunnel. Raphaël Goosse possède l'une des maisons les plus fortement touchées par la tornade. Un étage entier de sa maison s'est envolé en quelques secondes:
J'ai perdu un étage qui était tout à fait aménageable. Il faudra le reconstruire, mais ça va prendre du temps. En plus, les bâches arrivent tout doucement à saturation donc je dois venir tous les jours vider les seaux que j'ai placés pour limiter l'infiltration de l'eau dans les étages du bas.
L'assurance de Raphaël a bien joué son rôle. Il a vite été dédommagé et est relogé pour un an. Le sinistré attend maintenant des jours sans pluie pour enfin pouvoir commencer ses travaux qui dureront un an:
Le maçon devait venir aujourd'hui, mais il pleut encore, donc il ne peut pas commencer à travailler. J'attends vraiment une accalmie de la pluie pour avancer.
Un peu plus loin dans la rue de Rochefort, Pierre Dawagne traite les planches de son abri de jardin. Il s'est envolé le 19 juin dernier, tout comme une partie du toit, des arbres et sa véranda. Elle a été bâchée, mais Pierre doit régulièrement aller vider les bâches pour qu'elles ne tombent pas dans la maison sous le poids de l'eau:
Nous attendons maintenant les châssis, la véranda, le carrelage. On a pu réparer notre toit et donc commencer le plafonnage à l'étage. Le plus difficile c'est de vivre constamment dans la poussière. Elle s'infiltre partout.
Les courtiers sous pression
Cette tornade a aussi été une épreuve pour les courtiers en assurance. Le courtier Guerisse-Montfort a une cinquantaine de clients parmi les sinistrés. Son bâtiment a bien failli lui aussi partir avec les vents. Par la fenêtre de son bureau, on peut apercevoir une maison dont les fenêtres ont explosé. Un mois après la tornade, la majorité de ses clients a été fixée sur le montant des indemnités. Stéphane Monfort sort donc d'une période sous haute pression, mais ça fait partie du job d'après lui:
C'est une pression qui a du sens. On doit être là pour nos assurés. Si on n'est pas là dans ces moments-là, quelle est notre plus-value? C'est une pression positive parce qu'on veut être là pour nos assurés et être disponibles dans ce moment tragique.
La plupart des sinistrés attendent maintenant le retour du temps sec pour enfin pouvoir commencer leurs travaux.