Energie
Hausse du prix du carburant : l'entreprise de transport Louis Baudoin mise à mal
publié le:24/03/2026 16:29:00 - mis à jour: 26/03/2026 15:15:59
Face à l’augmentation continue des prix du carburant, les entreprises de transport voient leurs coûts exploser. Certaines, comme la société Louis Baudoin à Natoye, enregistrent déjà des pertes quotidiennes.
Avec la hausse des prix du carburant, les entreprises spécialisées dans le transport tirent la sonnette d'alarme. Pour la société de Louis Baudoin, basée à Natoye, cette augmentation représente près de 3.000 euros de coûts supplémentaires chaque jour pour ses 40 camions. Une situation qui place l'entreprise en déficit quotidiennement depuis plusieurs jours :
La part mazout augmente. Malheureusement, nos prix n'ont pas augmenté en suffisance et nous sommes actuellement occupés à demander des indexations obligatoires à nos clients. C'est nécessaire pour la survie de notre entreprise.
Du côté des clients, la hausse des tarifs passe difficilement. Beaucoup ne peuvent pas absorber ces coûts supplémentaires ni les répercuter sur leur propre budget :
Malheureusement, on en est tributaires. On essaie de le faire comprendre, on essaie de discuter. Je pense qu'au final, il y a quand même quelqu'un qui devra payer, que ce soit le consommateur ou autre.
Un secteur sous tension depuis début mars
La société Louis Baudoin est loin d'être un cas isolé. Depuis plusieurs semaines, l'ensemble du secteur est confronté à une augmentation continue des charges liées au carburant. Michaël Reul, secrétaire général de la fédération professionnelle UPTR (Union Professionnelle du Transport et de la Logistique), précise :
On parle d'une augmentation de plus de 30 % du prix du diesel à la pompe depuis le 1er mars, qui implique une répercussion de l'ordre de 6 % de la facture de transport.
L'Union Professionnelle du Transport et de la Logistique demande des mesures pour donner un peu d'air au secteur :
Nous avons déposé une série de demandes au niveau fédéral par rapport à une diminution des accises relatives, et nous portons une série de revendications au niveau des régions. Notamment une demande de report de l'augmentation prévue de la taxation kilométrique pour l'instant prévue au 1er juillet.
Face à cette pression financière, une réduction de l'activité est envisagée par Louis Baudoin.
Clairement, on réfléchit à stopper certains transports et donc mettre des hommes à l'arrêt, au chômage, voire en licencier.
Même s'il espère éviter ce scénario, Louis Baudoin affirme ne pas pouvoir continuer à absorber de telles pertes quotidiennes.