Solidarité

"Eté solidaire" : à Rochefort, ces jeunes aident les personnes âgées à entretenir leur jardin

publié le:20/07/2026 14:30:00 - mis à jour: 23/07/2026 14:47:26

Pendant deux semaines, une dizaine de jeunes réalisent des petits travaux dans la commune pour aider des personnes âgées ou défavorisées, dans le cadre de l'opération "été solidaire".

Pour ces jeunes Rochefortois, les vacances se déroulent loin de la télévision et des jeux vidéo. Aujourd'hui, ils travaillent dans le jardin d'un habitant de Han-sur-Lesse, dans le cadre de l'opération "Été solidaire". Nello, 15 ans, confie :

C'est ma mère qui m'a inscrit. Je suis venu parce qu'il faut quand même bouger pendant les vacances, sinon je ne vais rien faire.

C'est la 3e année que Daniel Henin fait appel aux jeunes d'Été solidaire pour entretenir le talus devant sa maison. À son âge, il ne peut plus accéder à cette parcelle assez pentue :

Chaque année, moi, je suis heureux comme tout. Parce que je ne saurais pas le faire. Et je ne saurais pas payer non plus quelqu'un pour faire un talus pareil.

Faire une bonne action en étant rémunéré

Le but est de permettre à ces jeunes de 15 à 21 ans de se rendre utiles, tout en gagnant un peu d'argent de poche. Ils sont rémunérés 8 euros de l'heure, soit environ 500 euros pour deux semaines de travail. Léa, 15 ans, se réjouit :

C'est chouette pour gagner de l'argent, mettre de côté, etc. Mais aussi pour être avec des gens et sociabiliser.

La Ville de Rochefort organise cette opération chaque été, avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, explique Héloïse Mullens, accompagnatrice dans le cadre du projet "Été solidaire" :

La Ville reçoit un subside pour engager onze jeunes qui vont travailler pour la commune, soit avec les différents services et ASBL présents sur le territoire, soit avec le service technique, soit pour des personnes en situation de vulnérabilité ou dans le besoin. On fait un programme en fonction des demandes qu'on a.

Elle ajoute :

C'est chouette parce que c'est un travail relativement diversifié. Et puis, pour la majorité, c'est leur première expérience de travail. Donc ça les initie un petit peu au monde du travail. D'un autre côté, c'est un cadre peut-être moins strict qu'un premier job étudiant parce qu'on peut discuter, créer du lien et découvrir ce qu'il y a dans la région.

Le groupe aura même eu droit à une petite récompense, offerte par Daniel. Un avant-goût plutôt sympathique du monde professionnel.

Élisa Sidérius, Journaliste
elisa.siderius@matele.be

 
 
 

Revoir Le Journal

CDJ

22H30