Rochefort: dans une yourte... sans eau ni électricité

publié le:04/06/2014 14:12:22 - mis à jour: 04/06/2014 19:05:21

Rochefort: dans une yourte... sans eau ni électricité
Rochefort: dans une yourte... sans eau ni électricité
Rochefort: dans une yourte... sans eau ni électricité
Rochefort: dans une yourte... sans eau ni électricité
Rochefort: dans une yourte... sans eau ni électricité

Benjamin travaille le cuir aux côtés de Sophie qui materne leurs 2 filles. Installés au milieu des bois, ils se sont attaqués à la décharge voisine. Objectif ? La dépolluer avant de lui offrir une seconde vie.

« Il y a des gens qui trouvent chouette ce qu'on fait, certains nous prennent pour des marginaux, pour des hippies.  », raconte Benjamin, compagnon de Sophie.  Le couple est installé au milieu des bois depuis fin 2011. Benjamin a développé son atelier de maroquinerie dans une yourte qu'il a construite lui-même.  Aujourd'hui, il fabrique des sacs, des pochettes, des étuis et des bijoux en cuir. Le tout est confectionné à la main. L'habitat nomade n'est  raccordé ni à l'eau ni à l'électricité.  Benjamin   écoule sa production sur les marchés artisanaux, surtout l'été. Les bénéfices vont à l' asbl d'éducation permanente créée pour la cause.

Le jeune couple a appris la maroquinerie au.. Maroc. A l'annonce de l'arrivée de leur premier enfant en 2010, Sophie et Benjamin remettent en question leur mode de vie de  citadins. La perspective de ne pas pouvoir élever eux-mêmes leur enfant à temps plein  leur déplaît .  Ils décident alors de se lancer dans l'artisanat pour échapper aux contraintes imposées par un patron. Benjamin se défend de vouloir vivre à la manière... de nos ancêtres  : « Non, je ne recherche pas à vivre comme eux.  On vit comme on en n'a envie, on réalise nos rêves, il faut réaliser ses rêves.

Une yourte et une décharge

Sophie et Benjamin ont construit leur yourte à proximité d'une ...décharge. Ils ne sont pas les seuls à avoir établis leur campement, là .  Leurs voisins se sont installés aussi dans des  baraquements de chantier ou plutôt... de charmantes petites cabanes en bois  démontables.  Ensemble avec l'aide de gens condamnés à des peines d'intérêts généraux et avec le soutien de dizaines d'associations, ils ont décidé de dépolluer le site  voisin, une des nombreuses décharges wallonnes. « 12000 m3 de déchets ont été enfouis ici, illégalement », explique Benjamin. Objectif une fois le site dépollué ? Créer un centre d'éducation permanente et  un centre international de permaculture. Mais avant d'y parvenir, il y a encore du chemin. « On nous met des bâtons dans les roues, on  n'accepte  pas les projets qu'on veut faire ici. Nous, on fait ça de manière bénévole, on est pas des fumeurs de pétards, comme les gens le pensent.  Nous sommes ici pour dépolluer. On essaie de nous expulser  du terrain  alors que ce qu'on fait... est bien !, conclut Benjamin.
 

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