Boucherie
Rochefort : la boucherie Libotte cherche repreneur
publié le:08/04/2025 15:58:00 - mis à jour: 09/04/2025 11:55:55
Après plus de trente ans dans le giron familial, la boucherie Libotte, une institution à Rochefort, cherche un repreneur. Anne-Sophie et Vincent, les co-gérants, veulent voir leur boucherie perdurer.
Le comptoir est vide, mais à l'arrière, dans l'atelier, l'activité bat son plein. Après quelques jours de congé, la boucherie va rouvrir ses portes en ce début avril. Il y a peu, les patrons de cette institution rochefortoise depuis 24 ans ont pris une décision importante : même s'ils souhaitent toujours travailler dans leur boucherie, ils désirent en céder la gestion à un repreneur. Anne-Sophie Libotte, la co-gérante, explique :
Depuis plus de trente ans en tant qu'indépendants, on se lève six jours sur sept, très tôt, et on finit très tard. Bien souvent, on commence avant le personnel, et on termine après tout le monde. Avec l'âge, cela devient de plus en plus compliqué.
Vincent Blanque, mari d'Anne-Sophie et co-gérant, poursuit :
On a toujours envie de travailler, mais on veut ralentir la cadence pour pouvoir profiter un peu plus de la vie en dehors du travail, voir autre chose que notre boucherie.
Trois repreneurs potentiels
Pas question pour le couple d'abandonner le navire ni leur métier ; ils veulent simplement céder la gestion. Cela permettrait aussi aux parents d'Anne-Sophie, toujours impliqués au quotidien dans la boucherie, de pouvoir enfin prendre du recul. Jusqu'à présent, trois repreneurs potentiels ont déjà marqué leur intérêt, affirme le boucher :
Nous avons eu trois visites. Le comptable a envoyé des propositions. C'est à eux de revenir vers nous pour en discuter. Pour ces différents repreneurs potentiels, je pense qu'on restera dans la boucherie pour travailler. Je souhaite voir notre établissement perdurer.
Rochefort ne manque pas de boucheries : on en compte trois rien que dans le centre, et une nouvelle adresse a pris ses quartiers depuis peu sur les hauteurs, en direction de Wavreille. Mais pour ces boucheries rochefortoises, on peut tout de même parler d'une année charnière avec cette reprise en perspective, et celle déjà entérinée en janvier dernier pour le Cochon d'or, une autre institution locale. Dans l'attente d'un repreneur, Anne-Sophie et Vincent vont poursuivre leur activité normalement, avec l'espoir de voir leur enseigne perdurer une fois qu'ils en auront cédé les clés.