Le conseil communal de Dinant a approuvé ce lundi le nouveau règlement « terrasses ». Il prévoit 4 terrasses supplémentaires sur la Croisette. Les commerçants seront aussi propriétaires du mobilier.
A la lecture de l'ordre du jour du conseil communal de Dinant, le point « Règlement de police relatif à l'implantation des terrasses » pouvait nous faire craindre de nouvelles crispations politiques. Sous la précédente mandature, les terrasses avaient en effet constitué une saga dont Dinant a le secret. Cette fois, il n'en a rien été : le point a été approuvé par les trois groupes de la majorité, l'opposition LDB s'est abstenue.
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L'échevin du Commerce, Alain Rinchard a détaillé les grands changements par rapport au texte précédent :
La première chose qu'on a voulue, tant du côté de l'administration que des commerçants, c'est une facilité administrative. Il y a quelques années, pour avoir une terrasse, il fallait un dossier béton, on a préféré alléger tout ça.
Le nouveau règlement prévoit 22 terrasses sur la Croisette, soit quatre de plus que le précédent (2 en plus Boulevard Churchill et 2 en plus Boulevard Sasserath). Pour réussir à en placer plus, il a évidemment fallu en réduire la taille. Les nouvelles terrasses feront 2,5m X 8m (au lieu de 2,5m X 10m précédemment).
Autre gros changement : les commerçants devront acheter le mobilier (identique pour tout le monde) alors que jusque-là, ils devaient le louer au syndicat d'initiatives. Enfin, les terrasses seront attachées pour une durée de 7 ans au commerce et non à l'exploitant, elles pourront donc être cédées en cas de reprise de l'activité.
Pas de commission, un problème démocratique ?
Une grosse partie du débat relative à ce point a porté sur la méthode adoptée par la majorité pour aboutir à ce texte. On vous résume : la majorité l'a présenté aux commerçants mais pas en commission c'est-à-dire en réunion préparatoire au conseil où les conseillers de la majorité comme de l'opposition peuvent poser des questions plus techniques.
Pour Christophe Tumerelle comme pour Niels Adnet, ne pas avoir convoqué une commission pour en débattre au préalable est un problème démocratique. Oui, les commerçants ont leur mot à dire mais les mandataires politiques aussi :
Le problème, c'est la méthodologie, on n'est pas au courant. On ne sait pas adhérer au projet et le défendre éventuellement avec les commerçants. La commission, je le rappelle, ce n'est pas là que ça se décide, ce n'est pas là qu'on vote. J'entends le bourgmestre qui dit « on a consulté les commerçants, c'est l'essentiel ». Non. Il y a un marché public, ça passe au conseil communal, il y a un règlement de police qui change, ça passe au conseil communal. Évidemment que sur l'aspect démocratique, c'est au conseil communal que ça doit se passer, je sais bien que vous avez un peu du mal avec la démocratie mais c'est comme ça que cela doit fonctionner.
Sur le fond, après une série de questions techniques, la liste LDB ne se déclare pas opposée au projet : « Cela ne pose a priori pas trop de problèmes, la formule change un peu mais elle est intéressante. On est convaincu aussi que les commerçants doivent acquérir leur matériel ». Au moment du vote, elle choisit de s'abstenir.