Politique

Trois jeunes de notre arrondissement participent au Jeugd Parlement Jeunesse, à Bruxelles

publié le:19/02/2026 17:30:00 - mis à jour: 19/02/2026 18:03:53

Esther de Dinant, Bethléem de Ciney et Olivier de Yvoir se glissent dans la peau de nos représentants pendant une semaine. Ils font partie des 120 jeunes qui participent à une simulation au Parlement fédéral.

L'hémicycle du parlement fédéral a pris un sérieux coup de jeune. Dans l'assemblée, les députés ont entre 18 et 26 ans. Ils participent à une simulation du Jeugd Parlement Jeunesse. Parmi eux, il y a Esther Squilbeck de Dinant, Olivier Nyst de Yvoir, et Bethléem Anagaw de Ciney. C'est la première fois que cette étudiante en traduction et interprétation se met dans la peau d'une députée.

Je ne suis pas en sciences politiques ou en droit, mais le monde politique m'a toujours intéressée. La diplomatie surtout. Essayer de négocier avec des gens qui n'ont pas les mêmes avis que nous, c'est toujours très intéressant. Au départ, c'est très intimidant. On est tous un peu gênés, on s'excuse un peu d'être là. Ce sont des endroits qu'on voit à la télé, mais nous, on n'y est jamais vraiment allés. Mais c'est très chouette.

Tintin et Marsupilami

Pour Olivier et Esther, ce n'est pas une première. Ils endossent les rôles de président de parti, pour l'un, et de présidente de l'assemblée, pour l'autre. Car ici, toutes les fonctions sont représentées. Même les journalistes et les interprètes sont là pour rendre cette simulation encore plus réaliste. Esther Squilbeck explique :

Dans l'hémicycle, les partis sont vraiment à la place des partis actuels, entre guillemets dans la représentation idéologique. Donc l'extrême droite est bien à droite de l'hémicycle, etc. Cela pourrait être pris comme un débat réel. 

Pourtant, tout est bien fictif. Les partis politiques s'appellent Tintin ou encore Marsupilami. Et les discussions autour des projets de loi peuvent parfois s'avérer très théâtrales. Olivier Nyst rappelle : 

Le but du JPJ, c'est de sortir complètement de la vraie politique. Donc on se ne s'attache jamais à des partis existants ou quoi que ce soit. On essaie vraiment de se détacher de tout ça. Justement, le but de cette semaine, c'est de reprendre les mêmes codes, les mêmes endroits et de s'immerger dedans tout en gardant cette neutralité politique. 

Les anciens encouragent

L'initiative est encouragée par les mandataires politiques, en congé durant cette période de vacances. Mais aussi par les anciens, qui ont bien connu les couloirs du parlement fédéral, comme André Flahaut, ancien président de la chambre et ministre.

J'ai toujours soutenu, dans mes responsabilités différentes, l'intégration des jeunes, que ce soit à la Défense, ou ici, au Parlement. Parce que je crois que quand on participe, quand on joue le jeu en quelque sorte, on se rend compte que ce n'est pas si facile que ça de faire accepter un texte, d'arriver à un compromis pour faire évoluer les choses. C'est ça l'apprentissage de terrain et on ne peut qu'encourager ce genre d'initiatives. 

Le parlement jeunesse se clôturera ce vendredi avec une dernière séance plénière et une petite réception. Cette expérience aura certainement ouvert les portes du monde politique aux jeunes participants. 

Élisa Sidérius, Journaliste
elisa.siderius@matele.be

 
 
 

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