Agriculture

Un an après “Le Bon Moment”, la ferme Nadir poursuit son chantier citoyen

publié le:16/04/2026 10:44:00 - mis à jour: 25/04/2026 22:10:40

Entre financement participatif et chantiers bénévoles, les maraîchers de la ferme NADIR misent sur un modèle collectif pour pérenniser et développer leur activité.

À Buissonville, à la Ferme Nadir, le nouveau bâtiment agricole prend forme. L'outil, réalisé en auto-construction, permettra aux maraîchers de diversifier leurs activités, d'améliorer les conditions de travail et de pérenniser la ferme, comme le précise Simon Vialle, l'un des porteurs de projet :

Dans ce bâtiment, on va pouvoir laver nos légumes, préparer nos commandes, mais aussi cultiver des champignons ou des chicons. À l'étage, on aura une cuisine de transformation, un séchoir et une pièce pour accueillir des ateliers.

Ce projet de bâtiment a été rendu possible il y a un an pile, grâce à un financement participatif via “Le Bon Moment” de Be Planet, une campagne médiatique en faveur de l'environnement.

Ça nous a vraiment servi de levier pour monter toutes les étapes qui nous ont permis de financer ce gros investissement. C'est aussi diversifier l'activité pour rendre la ferme plus rentable à long terme parce que gagner sa vie uniquement en produisant des légumes, ce n'est pas évident.

Un modèle participatif depuis le début

La Ferme Nadir a l'habitude de faire appel au soutien citoyen depuis ses débuts. Un modèle qui va au-delà du financement.

Lorsqu'on ne vient pas du milieu agricole, il est souvent difficile de financer ce type de projet. À la Ferme Nadir, tout a commencé par l'achat des terres via la coopérative Terre-en-Vue, grâce à de l'épargne citoyenne. Ce modèle a permis de sécuriser l'accès à la terre sur le long terme. Une fois cet accès garanti, on a pu envisager de nouveaux investissements, comme l'installation de serres ou encore le forage d'un puits.

Aujourd'hui, les maraîchers rochefortois lancent une nouvelle levée de fonds pour poursuivre les travaux.

On doit lever 10 000 euros pour financer la toiture avant d'installer les panneaux solaires.

En parallèle de cette levée de fonds, la construction du bâtiment de travail continue avec un chantier participatif prévu du 20 au 24 avril. Une manière de mettre la main à la pâte… plutôt qu'au portefeuille.

Antoine Peret, Journaliste
antoine.peret@matele.be

 

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