Meuse
Un entretien en profondeur de l'écluse de Dinant
publié le:25/09/2017 13:57:00 - mis à jour: 26/09/2017 11:23:49
La Meuse est en chômage depuis samedi et c’est l’entretien en profondeur de l’écluse de Dinant qui sera un des plus gros chantiers. Les portes ont été démontées hier. Le travail a commencé. Il durera 3 semaines
Depuis samedi, la Meuse, entre Hastière et Namur a retrouvé son cours naturel. On appelle cela le chômage de la Meuse. Un nom bien inapproprié quand on considère la masse de travail qui va y être effectué. Trois semaines, les équipes de travail auront bien besoin de ces trois semaines pour achever le planning qui a été planifié.
Il faudra travailler par pause, 7 jours sur 7, de 6 h à 22h. Et à certains endroits, ce sera même 24h sur 24.
"On ne l'avait plus rénovée totalement depuis 17 ans"
A l'écluse de Dinant, la rénovation sera totale. Voilà près de 17 ans qu'un tel chantier n'avait été entrepris autour de cet ouvrage d'art. Jusqu'à présent, aucunes mauvaises surprises n'a encore été constatée. Sur la structure même de l'écluse, après une mise à sec quasi totale par les plongeurs, ce sont les travaux sous-marins qui seront exécutés en premier.
" On va enlever les portes, explique Pierre-François Gobert, contrôleur des travaux pour le SPW, il faudra les sabler et les remettre en peinture. On va aussi rénover les murs, effectuer un nettoyage complet parce qu'il y a souvent des bois qui viennent se coincer dans les ventelles, ces pièces qui servent à la régulation de l'eau. Une véritable remise à neuf de l'écluse pour quelques années"
Sur l'autre rive: le chantier pour la future station hydroélectrique
Sur l'autre rive, de gros travaux sont en cours. De la terre argileuse est déversée, camions après camions. On va y réaliser une digue car il faudra assécher cette partie de l'édifice afin d' y installer une station hydroélectrique.
" On fait un batardeau complet, poursuit Pierre-François Gobert, une mise à sec pour réaliser un prolongement du radier du barrage pour venir installer les centrales hydroélectriques."
La météo, plus que favorable, sera un véritable atout pour arriver à bout du chantier. Si toutefois, une crue devait survenir, le chantier serait noyé. Seul les travaux en surface seraient poursuivis. Les travaux en profondeur pourraient être poursuivis hors chômage et avec l'appui des plongeurs.