ARSIA: vers un passeport bovin électronique ?

publié le:24/06/2015 17:59:47 - mis à jour: 25/06/2015 09:01:58

Abandonner le papier pour un passeport bovin électronique ? C'était la question abordée lors de l'Assemblée Générale de l'ARSIA, l'association régionale de santé et d'identification animales, située à Ciney.

L'Assemblée Générale de l'ARSIA, l'association régionale de santé et d'identification animales, avait lieu ce mercredi 24 juin à Barvaux-Condroz. C'était l'occasion de rassembler tous ceux concernés par l'élevage pour un débat autour de la dématérialisation des passeports bovins.

Une électronisation totale des passeports bovins pour 2019, c'est ce que voudrait l'Union européenne. Actuellement, l'Espagne, la France et la Grèce travaillent pour mettre en place ce projet. En Belgique, la situation est encore floue. L'ARSIA s'occupe de stocker tous les passeports de l'animal bovin en Wallonie. Pour le Jean-Paul Dubois, Directeur de l'indentification et de l'information à l'ARSIA, cette formule présente quelques avantages:

" Une diminution des coûts puisqu' on abandonne le système papier, il n'y a plus d'impression à faire, il n'y a plus de papier à acheter, il n'y a plus d'échanges postaux. On gagne du temps. Nos éleveurs sont déjà habitués à certaines choses puisque 60% des naissances sont déjà faites électroniquement. Cela permettrait un échange d'informations plus rapide"

Il est important de préciser qu'à chaque mouvement de l'animal (une naissance, un achat, un changement d'exploitation), le passeport doit être réédité.  Pour l'ASBL qui stocke tous les documents pendant 3 à 5 ans, c'est un réel gain de place. 

"Cela représente plusieurs milliers de centaines de documents. 450.000 naissances déclarées par an dont la moitié est faite électroniquement. Et 140.000 achats, cela fait à peu près 400.000 documents stockés ici"

L'idéal pour cette association est de créer une application avec un système de QR code à scnanner pour chaque étape et d'obtenir une base de données. Bruno Massart, éleveur à Soignies, utilise déjà les boucles électroniques dans son élevage pour sa traite robotisée. Il est plutôt favorable au projet.
 
"Je pourrais coupler l'identification électronique à l'identification matérielle de l'animal. Quand l'animal quitte l'exploitation, au niveau de la base de données, l'information serait transmise de manière instantanée. Les différents intervenants en aval de l'éleveur qui vend son bovin seraient prévenus et pourraient agir en fonction"
 
Actuellement, rien n'est encore décidé pour la Belgique. Les avis divergent sur la question. Tous les échanges au niveau des bovins deviendront-ils électroniques ? Une coexistence avec le papier aura-t-elle lieu ? La réponse reste en suspens. Par contre, deux points sont certains:
  • l'avis des tous les acteurs (éleveurs, abattoirs, marchands, etc.) est à prendre en compte
  • la fiabilité des documents est à préserver
 

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