Environnement
Un pré-verger pour favoriser la biodiversité aux Grottes de Han
publié le:23/11/2018 17:52:00 - mis à jour: 24/11/2018 19:31:57
L'équipe de Natagora plante un arbre fruitier haute-tige
Le Domaine a signé une convention avec le projet Life Prairies Bocagères. Objectif: réinstaurer de la biodiversité sur une parcelle de terrain autrefois cultivée, en partenariat avec Natagora.
Sur une ancienne terre agricole, au creux du domaine des Grottes, se cache peut-être un futur trésor de biodiversité. Mais pour que cette prairie bocagère puisse prendre vie, il faut d'abord travailler. Une équipe de Natagora y plante des arbres fruitiers, d'anciennes espèces de la région. Thibaut Goret est Coordinateur du projet Life Prairies Bocagères pour Natagora:
On est en Fagne-Famenne, sur la Calestienne, et nous allons planter un verger dans cette partie de la Région wallonne. Comme partout ailleurs, les vergers ont drastiquement diminué. Ils se sont fait abattre, couper, depuis plus d'un demi-siècle.
Une fois ces arbres à hautes-tiges plantés, il faudra les entretenir. Et les jardiniers qui vont s'en occuper ne sont autres que des animaux du Domaine des Grottes. Etienne Brunelle est le responsable du parc animalier:
Il y a un petit troupeau de vaches Highland. Fort logiquement, nous avons pris la décision de les installer ici, au coeur du pré-verger. Nous avons déménagé aussi les ânes du Poitou. C'était une idée humoristique, rassembler les animaux à long poil dans la même parcelle. Après des années de réflexion, les voici enfin réunis.
Inverser le cycle
Recréer de la biodiversité, derrière cette phrase se cache en fait un concept assez simple et naturel: ramener des espèces végétales et donc animales sur un territoire, en inversant la logique qui les a fait disparaître. En clair, il faut leur redonner à manger, explique Etienne Brunelle:
Tout est lié et interconnecté. Les animaux vont entretenir les parcelles, vont déféquer, attirer les insectes coprophages, qui vont à leur tour servir de nourriture pour des oiseaux, des chauves-souris.
Une logique qui passe aussi par les fleurs et fruits des arbres plantés, poursuit Thibaut Goret:
Ces arbres fruitiers vont directement permettre aux chauves-souris de trouver de la nourriture. C'est un territoire de chasse pour favoriser ces espèces et permettre aux mamans d'alimenter leurs jeunes. Des colonies de rhinolophes ont été récemment redécouvertes dans la région.
50 arbres fruitiers pour 20.000 m2 de terrain, un signe qu'il ne faut parfois qu'un petit coup de pouce pour relancer une machine vivante.