Agriculture - Elevage

200 poules pondeuses bio dans un poulailler mobile à Anhée

publié le:13/01/2021 14:28:00 - mis à jour: 14/01/2021 14:11:16

200 poules pondeuses bio dans un poulailler mobile à Anhée
200 poules pondeuses bio dans un poulailler mobile à Anhée
200 poules pondeuses bio dans un poulailler mobile à Anhée
200 poules pondeuses bio dans un poulailler mobile à Anhée

Grégoire de Changy, agriculteur à Anhée a installé un poulailler mobile. 200 poules bio profitent donc d’herbe fraîche et renouvelée. Une des diversifications de l’exploitation traditionnelle de la famille.

Le poulailler mobile de Grégoire de Changy, c'est une structure métallique sur roue, une cage à poules déplaçable, qui compte jusqu'à 200 volatiles. Tous les 15 jours, il le déplace et tous les 15 jours, l'herbe d'à côté, plus verte, constitue le nouveau festin. 

Je viens avec un tracteur à l'avant du poulailler. Je dois le soulever. Il est mobile sur les deux roues à l'arrière.  Je le bouge sur une parcelle de 20 mètres toutes les deux semaines. Ça permet aux poules d'avoir une herbe vraiment toute fraîche. Ça se voit dans les œufs. Le jaune est plus intense. Il y a plus d'oméga 3 et d'oméga 6.

Oeufs bio, un peu plus chers

L'exploitation est certifiée Bio. La pâture, les poules elles-mêmes, les aliments qu'elles reçoivent, tout est bio. Ceci justifie le prix un peu plus élevé que l'œuf de poulailler classique. L'œuf coûte ici 50 cents la pièce.

Il faut payer le prix de la certification. Et puis, les aliments sont un tiers plus chers que les produits conventionnels. 

Les œufs sont en accès libre à l'aubette proche du poulailler. Le principe fonctionne sur la confiance.

Les oeufs, les fleurs à couper et bientôt les fraises

Ce poulailler mobile et les œufs bio,  c'est la première diversification de l'exploitation familiale en culture conventionnelle de la famille de Changy. L'an dernier, l'exploitation a inauguré la culture de fleurs à cueillir sur le champ. Au printemps prochain, ce sont les fraises de 4.000 fraisiers qui constitueront la prochaine diversification. 

On est fort seul dans son tracteur. Ces diversifications permettent de rencontrer les gens de son village. Il y a une reconnaissance qui est vraiment là. Les gens sont contents. On ne critique plus l'agriculture.

  

Isabelle Martiat Journaliste
isabelle.martiat@matele.be

 

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