Environnement

Un apiculteur d'Anhée imprime ses propres pièges à frelons asiatiques en 3D

publié le:26/03/2025 15:24:00 - mis à jour: 26/03/2025 17:21:08

À Denée, l’apiculteur des ruches de la Molignée a voulu agir pour éviter à nouveau de voir ses ruches attaquées par les frelons. Il a donc investi dans une imprimante 3D.

En quelques heures seulement, une des pièces du piège à frelons asiatiques de Luc Maranzan peut être entièrement imprimée. Un piège que l'informaticien à la retraite, aujourd'hui apiculteur, a imaginé sur mesure.

L'année dernière, cet apiculteur a vu plusieurs de ses colonies décimées par cette espèce invasive. Ne trouvant pas de pièges correspondant à ses besoins sur internet ou dans les magasins, il a décidé de créer le sien et d'investir dans une imprimante 3D.

J'ai rapidement conçu un premier prototype qui se place devant les ruches pour empêcher les frelons d'y pénétrer tout en laissant sortir les abeilles. Il fallait veiller à ce que les abeilles ne restent pas coincées devant la grille, car elles risqueraient d'être attaquées par les frelons.

Une espèce nuisible particulièrement redoutable

Il faut dire que le frelon asiatique est un prédateur particulièrement redoutable, capable de s'adapter pour éviter les pièges qu'on lui tend, explique l'apiculteur.

Les frelons attaquent tout ce qui sort ou tente d'entrer dans la ruche. Ils décapitent les abeilles et emportent leur corps pour nourrir leur nid. Lorsque les frelons parviennent à pénétrer à l'intérieur de la ruche, ils détruisent tout le couvain.

Des pièges pour prévenir l'installation des nids

Luc Maranzan a également conçu un deuxième système pour empêcher les frelons fondateurs de créer leur nid. Pour l'instant, l'apiculteur semble satisfait de ses inventions.

Lorsque j'ai installé mes pièges en février dernier, j'avais déjà capturé une dizaine de fondatrices. Plus je réussis à en piéger maintenant, moins il y aura de nids dans la région. On peut dire que je suis content du résultat.

Il faudra bien tout cela pour préserver le peu d'abeilles qu'il lui reste. L'attaque de l'année dernière et les conditions météorologiques ont sérieusement affecté sa production de miel.

Perrine Borlée, Journaliste
Perrine.borlee@matele.be

 
 
 

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