Médias

Après la mobilisation pour Matélé, comment se positionnent Christophe Bastin et Valérie Warzée?

publié le:26/09/2025 15:25:00 - mis à jour: 28/09/2025 15:24:50

La mobilisation citoyenne pour Matélé sera-t-elle entendue par le pouvoir politique ? Va-t-on en tenir compte dans la réforme ? On a posé la question aux deux députés, Christophe Bastin et Valérie Warzée.

Plus de 3.000 personnes rassemblées ce mardi pour soutenir Matélé dont l'avenir est menacé par la réforme des médias de proximité. Trois jours plus tard, une question reste évidemment sur toutes les lèvres : et maintenant ?


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Maintenant, selon le directeur général de la chaîne, Laurent Costantiello, la balle est dans le camp politique : 

Très clairement, je pense que le monde politique doit entendre le message. C'est son rôle, au monde politique, quand la population envoie un message aussi clair : dans notre arrondissement de Dinant, dans nos quinze communes, on veut un média de proximité : Matélé.

Deux députés de chez nous seront amenés à se positionner

Deux députés sont issus de la zone couverte par Matélé au Parlement de la Fédération, tous deux dans la majorité : Valérie Warzée Caverenne, MR, et Christophe Bastin, Les Engagés. Ce dernier est par ailleurs président de la commission des Médias. Il a parlé de la mobilisation à la ministre Jacqueline Galant, initiatrice du projet de réforme : 

Je l'ai vue mercredi, je lui ai dit "Tu as vu la mobilisation de Matélé?" Elle est convaincue du travail de Matélé. Mais malheureusement, le Gouvernement lui demande aussi de faire un effort un peu partout.

Valérie Warzée et Christophe Bastin feront partie des élus qui devront à terme appuyer sur le bouton pour dire oui ou non à la réduction du nombre de médias de 12 à 8 et donc de 3 à 1 dans la province de Namur.

Alors, est-ce que c'est définitivement "plié"? "Oui, ça c'est acté", nous dit le député-bourgmestre d'Onhaye :

On ne pourra pas revenir en arrière, malheureusement peut-être pour certains. Au départ, dans les négociations, il n'y avait plus de télévision. Putôt un modèle à la France 3. On a bataillé, ça a d'abord été 6, puis 8. Ça fait partie des compromis politiques. Je sais, ça peut peut-être faire mal à certains.

Même son de cloche du côté de Valérie Warzée: 

Malheureusement, les marges de manœuvre sont limitées. Encore jeudi, dans le journal, on a vu les difficultés financières de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Mais les huit structures juridiques ne disent pas la disparition des différents médias de proximité.

Le contenu de ces "structures juridiques" en question

Y aurait-il encore sous la coupole d'une structure namuroise des chaînes indépendantes? Avec leur propre nom? Des noms différents? Ou bien avance-t-on vers une fusion complète? Réponse de Valérie Warzée : 

La structure peut en effet comprendre différentes antennes ou différentes structures... professionnelles en-dessous, je dirais. Mais la Fédération ne donnera pas l'impulsion.

Christophe Bastin complète :

Je rappelle que c'est une A.S.B.L de droit privé. C'est une structure juridique faîtière sur toute la province de Namur qui va être dirigée par un conseil d'administration.

Défendre les financements

Cette question "Matélé ou pas Matélé ?" reste donc encore floue. En revanche les deux élus affirment maintenant défendre les financements. Valérie Warzée précise : 

Notre rôle en tant que représentants de la zone "Namur Sud", je vais dire ainsi, c'est de justement faire que les financements puissent tenir compte des différentes particularités de notre zone, notamment du fait que chez nous, nous ne sommes couverts en fait que par Matélé et pas par d'autres structures.


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En matière de financement, le rapport d'experts commandé par le gouvernement est sorti hier. Il relativise la portée des économies de la réforme et pointe un risque à garder à l'oeil sur la qualité des informations de proximité.

Nicolas Lembrée, Journaliste
nicolas.lembree@matele.be

 

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