Politique
Ciney : « Frédéric Deville est harcelé quotidiennement par ses collègues »
publié le:01/12/2016 20:33:00 - mis à jour: 01/02/2017 11:12:36
Le Parti socialiste de Ciney sort du bois et prend ouvertement position en faveur de Frédéric Deville dans le conflit interne qui secoue le MR – et donc la majorité cinacienne – depuis août dernier.
Après Ecolo, c'est au tour du Parti socialiste de dénoncer l'ambiance délétère qui règne au sein de la majorité MR cinacienne. « La majorité actuelle n'en a plus que le nom », confie le président du PS de Ciney, Pierre Adam.
Avant de prendre clairement position dans le conflit qui oppose l'échevin Frédéric Deville aux autres membres du collège :
« Un jeune échevin, Frédéric Deville, dynamique et compétent, est harcelé quotidiennement par ses collègues. Son seul crime est son immense popularité susceptible de faire demain de l'ombre aux nouvelles ambitions de Monsieur Cheffert.»
Le PS local demande à Jean-Marie Cheffert, de retour aux commandes depuis vendredi, après 11 jours d'absence, de privilégier « l'intérêt de la Ville et le bien-être de sa population » et de ramener « la sérénité, autant que faire se peut, au sein de son Collège et de sa majorité.»
Il met également en garde le collège: « Aucune aide extérieure n'est à attendre de la part du Parti socialiste. » Faisant ici, on présume, allusion aux récentes sollicitations du MR pour réunir des voix de conseillers socialistes pour activer la motion de méfiance envers Frédéric Deville.
Un MR peu « fair-play » ?
Pierre Adam s'épanche également sur une autre rancœur : un manque de fair-play du MR envers l'ancienne majorité PS, Cdh, Ecolo présidée à l'époque par le bourgmestre socialiste Guy Milcamps. Ces derniers regrettent de ne jamais faire l'objet d'un hommage, aussi infime soit-il, lors d'inaugurations de projets initiés sous leur législature. Dernier exemple en date, d'après eux, l'inauguration de la nouvelle piste d'athlétisme.
« Ce stade, voulu et conçu par l'ancienne majorité et financé grâce à son appui auprès du ministre des Sports de l'époque, a été inauguré sans qu'à aucun moment, le Collège ne rende le plus petit hommage à ses initiateurs. Il va de soi qu'il s'agit moins de savoir qui a fait quoi – l'important pour la population étant que les choses se fassent – que de souligner le manque de respect minimum que se doivent les mandataires appelés à se succéder à la tête d'une institution. »
D'après le Parti socialiste, « cette omerta locale » s'est appliquée à bon nombre d'inaugurations de « projets d'envergure » devenus concrets grâce « à l'esprit de convivialité constructive » qui régnait au sein de la majorité 2006-2012.